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Kenya : Kibaki et Odinga entament un dialogue direct

25 janvier 2008, 20:00

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Kenya : Kibaki et Odinga entament un dialogue direct

Le président kényan Mwai Kibaki et le chef de file de l?opposition Raila Odinga se sont rencontrés avant-hier pour la première fois depuis la réélection contestée du premier, le 27 décembre, et se sont engagés à mettre un terme aux troubles politico-ethniques qui ont fait près de 700 morts.

Souriants, les deux hommes ont échangé une poignée de main à l?issue de cette rencontre à huis clos organisée à Harambee House, les bureaux de la présidence au centre de Nairobi, sous l?égide de l?ancien secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan. «Je pense que nous avons commencé à prendre des mesures pertinentes en vue d?une solution pacifique», s?est félicité le diplomate ghanéen, s?adressant à la presse.

Odinga s?est engagé «à ne ménager aucun effort pour résoudre cette crise» et Kibaki a promis de veiller personnellement au rétablissement de l?unité et de la paix. «J?invite tous les Kényans à rester calme et à renoncer à la violence pendant que nous cherchons des solutions. Je suis convaincu qu?ensemble, notre expérience, notre cohésion et notre détermination nous permettront de relever les défis», a ajouté le chef de l?Etat.

Mais par la suite, un responsable de l?opposition, Anyang Nyon?o, a affirmé que le communiqué du président montrait qu?il n?avait «nulle intention» de laisser la médiation internationale régler la crise. «Nous dénonçons et rejetons catégoriquement la déclaration malheureuse de M. Mwai Kibaki selon laquelle il est le président légitimement élu du Kenya et la crise actuelle peut être réglée en interne. Il est maintenant tout à fait clair pour les Kényans que M. Kibaki n?a aucune intention de s?engager dans ce processus», a-t-il confié à la presse.

A la demande d?Annan, Odinga et son Mouvement démocratique orange , qui contestent la réélection de Kibaki, avaient pourtant renoncé la veille aux manifestations qui devaient reprendre avant-hier.

Outre le bilan de près de 700 morts, les troubles qui ont éclaté après l?élection ont fait 250 000 déplacés.

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