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Hadj : colère contre un organisateur du pèlerinage

12 janvier 2008, 00:00

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«Il n?a pas tenu ses promesses en Arabie Saoudite et il nous a dupés.» Ces propos sont d?un hadji, Arrif Buhora, un habitant de Quinze-Cantons, Vacoas. Il s?était rendu à La Mecque, avec 70 autres personnes mais ces dernières disent n?avoir pu prier tranquillement. Certains ont perdu leurs bagages, d?autres ont été séparés de leurs groupes alors que l?organisateur était introuvable?

«L?opérateur aurait dû prendre soin des personnes qu?il avait rassemblées pour le Hadj», poursuit Arrif Buhora. Avec son ami Aman Ullah-Khan, Arrif Buhora dit vouloir témoigner afin que les autres pèlerins ne subissent pas le même sort à l?avenir. Ils demandent également à l?Islamic Cultural Centre (ICC) d?allouer le permis d?opérateur à des personnes responsables. «Nous devons respecter le Hadj. Que ce pèlerinage ne devienne pas un commerce.»

Aman Ullah-Khan avait prévu de faire le pèlerinage avec son ami, Arrif Buhora. Le jour de leur arrivée en Arabie Saoudite, ils se retrouvent dans deux autobus différents pour se rendre à leur hôtel à Macca. A l?hôtel, Aman Ullah-Khan ne retrouve plus son ami : il est perdu avec les trois femmes qui l?ont accompagné. Aman doit se rendre à la Mosquée Haram Sharif à Kaaba. Déboussolé, il se demande comment il va s?y rendre alors qu?il y a au moins 5,3 millions de pèlerins autour. Il finit par suivre un pèlerin.

<B>Séparés de leurs épouses</B>

A Mina, les pèlerins découvrent qu?il n?y a que six robinets et six toilettes pour au moins 4 000 personnes. Lorsqu?il demande une explication à l?opérateur, qui refait son apparition, ce dernier lui explique que «c?est la faute de l?ICC». «Je sais que ce n?est pas la faute du centre», précise Arrif Buhora, indigné que certains hommes se sont retrouvés séparés de leurs épouses placées ailleurs.

A Arafat, poursuit Arrif Buhora, la situation n?était guère mieux. «Arafat est le point le plus important du pèlerinage. Nous n?avons pu trouver le camp mauricien où il devait y avoir une tente pour nous. Nous avons dû prier en pleine rue sous le soleil dans des conditions difficiles. Nous avons payé Rs 100 000 pour le pèlerinage et l?opérateur nous a abandonnés, une fois en Arabie Saoudite.»

L?opérateur avait en fait réparti les 70 pèlerins dans deux bus. «Il y aurait eu des proches de l?opérateur dans l?autre bus», allègue Ariff Buhora.

Un autre pèlerin, qui veut garder l?anonymat, dénonce l?irresponsabilité de l?opérateur. Sur le trajet Macca à Mina, qui nécessite quatre heures de route, il aurait perdu ses bagages. «L?opérateur a inventé des histoires pour rassembler des pèlerins pour la Mecque. Il n?y avait pas de places à l?hôtel pour garder nos affaires? Sans Dieu, nous n?aurions jamais pu faire le pèlerinage», lâche ce pèlerin, amer.

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