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Médiocrité répétée
Les années se suivent et se ressemblent pour le badminton. Cette discipline, qui faisait autrefois la fierté du sport mauricien, a touché le fond. Ce sont, encore une fois, les dirigeants de l?Association mauricienne de badminton (AMB) qui ont volé la vedette, avec leur manque flagrant de responsabilité et d?intérêt pour ce sport, en cette année qui s?achève.
Deux compétitions nationales uniquement sur un an, dont la dernière qui remonte au début du mois ? la MBA Souvenir Cup ? ont été un fiasco total. Le désintéressement des joueurs pour la discipline est flagrant tant le nombre de participants était restreint. Jamais dans l?histoire de ce sport, une épreuve du simple dames n?avait réuni que deux participantes alors que le double dames avait été rayé du programme faute de concurrentes. Comment peut-on blâmer les joueurs quand les dirigeants de la fédération, dont le président Ravin Sandrasagren, avaient eux-mêmes brillé par leur absence jour-là ? C?est le refree du tournoi, Me Tevarajen, qui avait été contraint de faire le discours de circonstance devant les quelques rares spectateurs qui s?étaient déplacés pour l?occasion.
Quant au tournoi 7-Up qui servait, autrefois, de tremplin pour dénicher les talents, il a été banalisé à tel point qu?il s?est déroulé dans l?anonymat total.
Ces quelques manquements, pour ne pas les énumérer tous, tant ils sont nombreux, sont venus confirmer le malaise qui existe au sein du comité directeur de l?AMB et qui rejaillit sur la discipline et les joueurs. Et comme il fallait s?y attendre dans de telles conditions, les résultats aux différentes compétitions continentales cette année ont été médiocres.
Mais les résultats sont semble-t-il le cadet des soucis des hommes qui ont en main la destinée de cette discipline. Ce qui les intéresse c?est de défendre leur intérêt personnel avant tout.
Il est malheureux de constater que cette situation a été cautionnée par le président de l?AMB, Ravin Sandrasagren, qui lui-même ne fait pas l?unanimité au sein de son comité. Le remue-ménage au sein de la fédération notamment avec l?affaire du secrétaire Jessen Mahadoo en est la preuve concrète.
Aussi longtemps que le ministère de la Jeunesse et des Sports continuera à financer les événements internationaux, qui sont financés par l?argent des contribuables, et qui ne profitent qu?à une poignée de joueurs, les affaires marcheront? Tant pis pour la discipline !
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