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Hermétisme ?

23 décembre 2007, 00:00

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Si par hasard vous tombez sur ce mot, vu par les dictionnaires, vous trouvez : ? doctrine des alchimistes, ? ce qui est obscur, difficile à comprendre, et enfin ? se dit d?une fermeture étanche. Bon. C?est un peu court. D?abord, qui était Hermès ? Un dieu, connu des Egyptiens, et très vénéré chez les Grecs. Fils de Zeus (Jupiter), né dans une caverne, inventeur de la lyre à partir d?une écaille de tortue, voleur des b?ufs d?Apollon dont il devient l?ami, celui-ci lui donne sa houlette de berger à deux ailes (ce qui deviendra le « caducée », emblème des médecins). Il devient le messager de l?Olympe, séjour des dieux. La vie de cet Hermès Trismégiste est riche d?aventures.

Pourquoi ce rapport à l?Alchimie ? Parce que, expert en médecine et en alchimie, il gardait, disent les auteurs Arabes, ses secrets d?immortalité dans le désert de Kamtar. Il serait l?auteur d?une multitude d?ouvrages plus ou moins légendaires, dont aucun ne fut retrouvé. En réalité, des auteurs différents écrivirent sous son nom plus de trente mille livres ? ce qui paraît beaucoup ! Des ouvrages d?auteurs arabes lui furent attribués, que l?on rassembla sous le titre de « Corpus hermeticum ». Ayant vécu trois fois en des époques très éloignées l?une de l?autre, (avant le Déluge, au temps de Babel, etc.) il s?est perpétué et détenait donc la recette d?immortalité : le secret de l?Alchimie.

Car, si les scientifiques modernes, tel le grand chimiste Marcelin Berthelot, identifient, en 1885, l?alchimie comme l?ancêtre de la chimie, ce n?est qu?une part de la vérité. Jollivet-Castelot disait en I897 : « La chimie est une science de garçon de laboratoire pour le philosophe hermétique. »

Bien que commencée dès l?antiquité grecque, la recherche alchimique s?est perpétuée jusqu?à nos jours. On l?a définie comme « l?art de fabriquer de l?or », ce qui signifie symboliquement la recherche de l?immortalité, « alchimie intérieure et mystique ». Cette recherche parallèle : travaux de laboratoire et illumination intime par des exercices spirituels, est souvent mal comprise. L?Adepte veut ennoblir les métaux « vils », le plomb par exemple, pour parvenir à l?argent, puis à l?or ; de même qu?il cherche à libérer son âme par une discipline ascétique. C?est cela le Grand ?uvre. Cette transmutation, c?est la « Pierre philosophale ».

Naturellement, nos mentalités rationalistes rechignent, non pas à croire, mais simplement à comprendre cet immense domaine de connaissances accumulées par les millénaires. Nous avons tendance à penser que l?homme a tout inventé sur quelques siècles. Pourtant des érudits, comme Mircéa Eliade ont montré que notre métallurgie sort de la magie et des travaux alchimiques. Jacques Bergier, par exemple, décrit la façon dont on obtenait de « l?acier souple » au temps des Romains : « en passant la lame de l?épée chauffée au rouge à travers le corps d?un esclave vivant. Nous savons maintenant que le même phénomène se produit si l?on trempe l?épée dans de l?eau où flottent des peaux d?animaux. C?est l?azote organique qui joue? La méthode moderne consiste à bombarder l?acier avec des ions d?azote. »

L?histoire des techniques nous rapporte une quantité de procédés que nous avons perdus : l?alliage aluminium-cuivre, découvert dans la tombe d?un général chinois datant de l?an 250 de notre ère. Celui du verre flexible (sans plastique), du fer inoxydable, des métaux phosphorescents, propriété qu?on attribua à l?« orichalque » des Atlantes, etc. On a retrouvé dans la région de Bagdad la preuve que le principe de l?électricité était connu au troisième siècle avant J.C. En 1936, un certain Dr K?nig découvrit des vases d?argile avec, au milieu, isolés par du bitume, des cylindres de cuivre percés de tiges de fer. En y versant de l?eau, on crée une sorte de pile, (qui à l?époque devait équivaloir à notre galvanoplastie).

On pourrait multiplier ces exemples de connaissances perdues. Magie, magnétisme, divination, parapsychologie, etc. on a tendance à « tout mettre dans le même sac » du charlatanisme. Pourtant, des esprits sérieux, des savants ont mené des expériences contrôlées sur ces phénomènes insolites, tels que la télékinésie (déplacement d?objets à distance), la télépathie dirigée ou transmission de pensée, la médiumnité?

Cependant, une masse de savoirs oubliés ? hermétiques ? restent à redécouvrir. Mais autour de ces thèmes de recherche à « odeur de soufre », règne une conspiration du silence qui, parfois, n?hésite pas sur les moyens pour faire taire certains initiés. Ainsi Saint-Yves d?Alveydre (né à Paris en I842), auteur, entre autres, de « L?Archéomètre », (de « La Mission des Juifs », « La Mission de l?Inde »?) fut-il sommé de brûler plusieurs de ses manuscrits sous peine de mort? Sans doute, parce que, dès 1880, bien avant le Conseil de l?Europe, il avait conçu un système d?entente européenne et mondiale, baptisé « Synarchie », sorte de gouvernement scientifique des États?

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