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Douze mois de prison pour avoir tué sous provocation
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Douze mois de prison pour avoir tué sous provocation
Roland Mark a été condamné mercredi par la cour intermédiaire à douze mois de prison. Il avait plaidé coupable sous une accusation de coups et blessures ayant entraîné la mort de Goinda Veeramah le 25 juin 2003. Des coups infligés sans intention de tuer. La victime était un homme d?affaires de 42 ans qui habitait Terre-Rouge.
En cour, l?accusé a tenu à faire ses excuses à la famille de la victime et dit regretter son geste. Dans sa déclaration à la police, il a admis avoir poignardé la victime à deux reprises. Il a expliqué avoir eu des différends avec celle-ci quelques jours avant le drame. Il a même consigné une déposition à cet effet à la police le 16 juin 2003. Il avance que la victime avait menacé de le tuer.
Des témoins assignés par la défense ont confirmé que l?accusé se trouvait à l?hôtel Providence le jour du délit. Et que c?est la victime qui l?avait agressé en premier. Cette version n?a toutefois pas été réfutée par la poursuite, qui a laissé la cour décider du sort de l?accusé.
Roland Mark a expliqué dans sa déposition que Goinda Veeramah et lui-même étaient des gérants de pensions de famille. Leur différend porte sur l?une des pensionnaires de la victime, une Malgache. Goinda Veeramah aurait agressé à maintes reprises la Malgache. Celle-ci aurait abandonné son poste et pris de l?emploi chez Roland Mark.
Depuis, fait ressortir ce dernier, la victime n?aurait cessé de le harceler. A maintes reprises, des hommes de main de Goinda Veeramah l?auraient cherché pour l?agresser. Roland Mark dit avoir joué à cache-cache avec ces personnes.
Roland Mark dira garder en sa possession un couteau de peur de se faire agresser. Le mercredi 25 juin, il se rend à l?hôtel Providence, à la rue Desforges, pour une collation. Il y rencontre trois autres amis et ils s?installent sur des marches en pierre à deux pas de l?hôtel.
Peu après, la victime arrive, au volant de sa fourgonnette. Elle se gare en bordure de la route, descend et se dirige vers l?hôtel Providence. Roland Mark se dirige vers lui. Une violente dispute éclate et ils en viennent aux mains.
Goinda Veeramah, saignant à profusion du cou, réussit à entrer dans sa fourgonnette pour s?enfuir. Mais son véhicule termine sa course contre le mur d?une mosquée, à quelques mètres plus loin. Il a déjà rendu l?âme quand il est transporté à l?hôpital. Roland Mark affirme avoir vu une arme tranchante dans les mains de la victime et c?est pour se défendre qu?il serait passé à l?acte.
Il a ensuite pris la fuite, en direction de Marie Reine de la Paix, où il a jeté l?arme tranchante. Le lendemain, Roland Mark a pris l?avion pour La Réunion avant de s?envoler pour Madagascar. La police mauricienne, ayant orienté son enquête vers les îles de la région, sollicite alors Interpol. A Maurice, Roland Mark avait deux adresses. La première, rue Château d?Eau à Tranquebar et la seconde aux appartements NHDC de La Tour Koenig à Pointe-aux-Sables. C?est à Ambositra, un village situé à 200 kilomètres de la capitale, que la police malgache l?a arrêté. Roland Mark a été rapatrié à Maurice dans la soirée du samedi 26 juillet 2003 pour être traduit devant la justice.
Dans son verdict, le magistrat Nicolas Ohsan-Bellepeau écrit qu?il prend en considération le fait que le suspect fait face à son jugement plus de quatre ans après les faits. La cour a retenu la thèse de la provocation pour arriver à une peine de 12 mois de prison.
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