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Entre pagaille et durcissement de ton?
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Entre pagaille et durcissement de ton?
Ils occupent presque la moitié du chemin avec leurs produits à la rue Bourbon? Du coup, la circulation routière est perturbée, des parkings et le passage piéton sont envahis. Véritable chaos.
Cette scène de rue n?est que trop fréquente en cette fin d?année, malgré la multiplication des opérations policières pour contrer les marchands ambulants. Pire encore, à la rue la Corderie, une tente est aménagée sur des parkings. Le désordre est encore plus frappant à l?angle des rues de la Corderie et Léoville Homme.
A la rue John Kennedy, à proximité de Rogers, qui offrait jusqu?à tout récemment le même paysage chaotique que la rue Royale, la discipline a repris ses droits. Les saisies des produits et les patrouilles policières fréquentes ont eu un effet de dissuasion?
Comme c?est le cas pour le trottoir de la rue La Chaussée qui, d?habitude en cette période, grouille de marchands. Et pour bien s?assurer que les marchands ont décampé, la jeep de la police reste garée à côté du fast-food Kentucky Fried Chicken.
Accords tacites</B>
Les téméraires de la rue John Kennedy ont passé un mauvais quart d?heure hier après-midi. Il est 13 heures. Trois policiers, dont deux en civil, foncent sur une petite dame, qui n?a pas eu le temps de s?enfuir. Le policier lui prend quelques articles : «Fatige koz ar ou. Ou pa ecoute. Mone dir ou ale.» Mais malgré le ton très sévère, il lui rend les produits saisis, après que la dame l?a supplié de le faire.
Mais ce ne sera pas le cas pour un jeune, Ellahee, qui s?est vu déposséder de tous les vêtements qu?il vendait. Il a tenté de discuter avec les policiers mais en vain?
Et ces derniers continueront en cet après-midi de traquer les marchands ambulants de la capitale. Pour avoir plus d?effet, ils viennent discrètement et bondissent sur les marchands.
L?assistant commissaire de police pour la région sud de Port-Louis, Mukhtar Taujoo, admet : «Il y a une grande volonté de mettre de l?ordre, mais il serait inexact de dire que nous y réussissons parfaitement. Au moment où nous mettons de l?ordre dans un endroit, les marchands ambulants se casent dans d?autres endroits et c?est là la difficulté majeure. Nous prévoyons un effectif plus important à partir du 15 décembre.» Il soutient que même d?autres villes multiplient les opérations car c?est le «mot d?ordre à la police de partir en guerre contre les marchands ambulants».
Pour Port-Louis, Mukhtar Taujoo précise qu?il y a cependant eu avec la municipalité des accords tacites pour que, dans certains endroits (où les marchands travaillent depuis des années), ils ne subiront pas les sanctions de la police.
C?est le cas à la rue Monneron, à proximité de Life Insurance Corporation of India (LICI), pour ceux de la rue avoisinant Air Mauritius Building ou ceux qui ont aménagé à côté du Jardin de la Compagnie.
Système de «zoning»</B>
Le lord-maire, Fritz Thomas, ne semble pas s?inquiéter outre mesure : «Nous avons eu des endroits spécifiques pour ceux qui travaillent depuis longtemps. Ils ont leur carte de différentes couleurs dépendant des endroits. 1 400 se sont inscrits. Pour le reste, nous comptons sur la police pour agir.»
Entre-temps, le maire de Rose-Hill, Ramalingum Maistry, dit, lui, son exaspération. «Il n?est pas question de cautionner l?illégalité. Nous avons mis en place un espace, la foire Da Patten, au coût de Rs 14 millions, pour les caser. Alors que nous pouvons aménager beaucoup d?autres marchands, seuls 75 marchands y travaillent. Du coup, nous ne pouvons pas accorder un traitement princier à ceux qui ont choisi de ne pas y venir.»
De ce fait, le service d?inspectorat de la mairie tente d?avoir les récalcitrants dans ses filets. Une réunion entre la mairie et la police a aussi récemment fait le point sur la question. Le maire reconnaît néanmoins que malgré les mesures, les véhicules et les piétons ont à subir ces marchands illégaux.
A Curepipe, le maire, Hareechand Bhangeerutchee, est préoccupé, même si «la situation est loin d?être aussi difficile que les autres années. Le temps du chaos à Curepipe est résolu. Le service d?inspectorat de la mairie, avec le soutien de la police, en procédant aux saisies, a quelque peu mis un frein à ces activités».
Toutefois, les efforts de la mairie sont mis à rude épreuve par les marchands de la rue Malartic et ceux à proximité de la Poste. «Nous nous retrouvons depuis l?an dernier avec 420 retours de traders licence à cause de la concurrence déloyale des marchands ambulants. Par ailleurs, il n?est pas question pour nous d?enregistrer de nouveaux marchands. Nous avons déjà mis en place un système de zoning et de couleurs pour bien mettre de l?ordre.»
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