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L?aviation civile en Afrique pour une politique régionale

11 décembre 2007, 00:00

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Les transporteurs aériens en Afrique cherchent de nouvelles pistes de décollage. Coopération, alliances stratégiques et consolidation sont les maîtres mots pour redynamiser l?aviation commerciale sur le continent. La question est au centre des débats en ce moment à Pointe-aux-Piments où se tient la 39e réunion annuelle de l?African Airline Association (AFRAA).

Sanjay Bhuckory, président du conseil d?administration d?Air Mauritius et président sortant de l?AFRAA, a brossé un tableau des nombreuses initiatives prises par l?association pour favoriser la coopération entre les différentes compagnies aériennes. Des codes shares (un mécanisme qui permet à une compagnie d?exploiter un appareil appartenant à une autre société dans le cadre d?un arrangement de marketing entre les deux transporteurs), des opérations conjointes de manutention au sol, des programmes communs d?approvisionnement en fuel sont quelques-unes des pistes identifiées.

La sécurité est un défi majeur pour les transporteurs africains. «Nous avons fait de la sécurité une priorité immédiate à l?AFRAA car c?est là que le bât blesse. Nous sommes en train de suivre rigoureusement la mise en place de l?Operational Safety Audit de l?IATA. Nous apportons de l?expertise technique aux membres qui ont des difficultés à respecter l?échéance du 31 décembre 2008», indique Sanjay Bhuckory. «La sécurité n?est pas négociable. Si l?aviation civile en Afrique veut maintenir sa crédibilité, il faut pratiquer les normes les plus élevées de sécurité et de l?efficience.»

La protection de l?environnement est une autre préoccupation majeure pour l?association. Les transporteurs africains sont sous pression pour réduire leurs émissions de gaz carbonique. Les implications financières sont importantes. Il faudra investir dans le renouvellement de la flotte et dans l?adoption d?autres mesures coûteuses.

Le président de l?AFRAA dénonce à cet effet la démarche de l?Europe d?imposer des conditions unilatéralement sur les compagnies africaines. Il estime que les réalités auxquelles font face les compagnies aériennes vulnérables de l?Afrique doivent être tenues en ligne de compte.

Le vice-Premier ministre et ministre des Infrastructures publiques, Rashid Beebeejaun, a, lui, évoqué l?ouverture graduelle du ciel à Maurice. Il a situé le secteur de l?aviation dans le contexte du développement touristique en particulier par rapport à l?objectif de 2 millions de touristes en 2015. «Il faut que la capacité aérienne soit en adéquation avec la capacité de chambres», souligne-t-il.

Il a également abordé la question de la sécurité et de la protection de l?environnement. La meilleure façon de combattre la pollution est le recours aux technologies propres.

Christian Folly Kossi, secrétaire général de l?AFRAA, a fait un plaidoyer pour que les Etats africains soutiennent leurs transporteurs nationaux. Il a aussi suggéré que les compagnies aériennes du continent envisagent des partenariats au niveau régional pour pouvoir faire face à la concurrence venant des pays européens, notamment.

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