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(MBC 3, vendredi 21 h 25) - L?Empire du soleil de Steven Spielberg

9 novembre 2007, 00:00

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Shanghaï 1941. Dans la Concession internationale, la vie continue comme si la Chine n?était pas occupée depuis trois ans par l?armée japonaise. James Graham, onze ans, fils d?un industriel britannique, vit ainsi une existence protégée dans la luxueuse résidence familiale. Mais, après Pearl Harbour, les Japonais investissent Shanghaï. Séparé de ses parents dans la confusion, Jim erre quelques semaines dans les villes désertes jusqu?à épuisement des vivres. Après avoir vainement tenté de se rendre à l?occupant, il est recueilli par deux trafiquants américains, Basie et Frank, avec lesquels il est peu après fait prisonnier. Incarcéré dans un centre de triage, Jim découvre la peur, la faim, la promiscuité, la violence, la mort et la loi de la survie. Basie et lui sont ensuite transférés au camp de Longhua.

  1. Jim a survécu à ces épreuves. Il s?est parfaitement adapté, a appris à se rendre utile, se livre à de menus trafics et s?est même fait accepter par les ennemis, avec lesquels il s?est découvert d?étranges et muettes connivences. Quand l?aviation américaine bombarde la base aérienne toute proche, les prisonniers sont évacués pour être internés, après une longue marche forcée et meurtrière, au stade olympique de Nantao.(M.Cinéma)

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??L?empire du Soleil? est, cependant, artistiquement sublime. Les images, le son, la musique en font un défi audiovisuel, mais il reste distant, un peu comme ?Kundun?. En étant trop proche de son personnage incarné par Christian Bale (encore une révélation du fantastique directeur d?acteur qu?il est), il (Spielberg) n?a pas pris assez de recul. Il se reconnaissait indéniablement dans le rôle. De la même façon qu?il n?a pas pu faire le portrait de japonais méchants. Mais en 87, Hollywood a peur de cette invasion des capitaux nippons, à l?instar des Californiens craignant le débarquement des ?jaunes? dans 1941. Spielberg est un des rares à ne pas se sentir menacé par ce nouveau pouvoir.

Néanmoins, il parvient parfaitement à montrer l?absurdité de la guerre, l?influence qu?elle a sur le comportement des hommes. Souvenons-nous : tour à tour, Spielberg a fait de l?enfant une quête (Sugarland), une victime (?Jaws?), un mystique (?RD3T?), un ami des aliens et rêveur sentimentaliste (?E.T?), un malicieux, un maléfique et des exploités (?Indiana Jones 2?), une violée par son père (?La couleur pourpre?). Ici, l?enfant est fou, aliéné, et choisit le mauvais camp. A chaque fois, l?enfant est confronté à la perte de son innocence...? (Ecran noir)

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