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Le SIT vient en aide aux employés de Saint-Félix
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Le SIT vient en aide aux employés de Saint-Félix
Ils étaient dans le flou quant au paiement de leurs salaires. Mais ces employés de l?usine sucrière de Saint-Félix sont désormais rassurés. Le Sugar Investment Trust (SIT) a décidé d?assurer le paiement des salaires de la centaine d?employés qui se s?est retrouvée sur le pavé à la suite d?une motion de mise en liquidation en raison de difficultés financières.
«Nous sommes un peu soulagés de cette décision car, au cas contraire, ces salariés s?apprêtaient à passer une mauvaise fête de fin d?année. Leur salaire de novembre, de décembre et leur bonus de fin d?année n?étaient pas garantis», a confié à l?express, hier, Lall Deonath, président de l?Artisans and General Workers Union, quelques heures après avoir appris la bonne nouvelle. Il affirme que le SIT devrait continuer à assurer le paiement des rémunérations des salariés jusqu?à nouvel ordre. «J?ai eu en tout cas cette impression en sortant de la réunion du comité technique institué par le gouvernement pour s?occuper du sort de ses salariés», confie Lall Deonath.
C?est au fait la deuxième réunion du comité technique tenue par le ministère de l?Agro-industrie sur le sujet. Ce comité comprend des représentants de la Compagnie usinière de Saint-Félix, de la Société usinière du Sud, du SIT, de la Mauritius Sugar Authority, du ministère de l?Agro-Industrie, du ministère des Finances, du ministère du Travail et des employés de Saint-Félix. Il a statué, hier, sur la question de paiement des rémunérations des employés de la Compagnie usinière de Saint-Félix jusqu?à janvier 2008. Cette dernière était représentée au cours de cette réunion du comité technique par Frédéric Robert, président du conseil d?administration. Après la réunion, ce dernier s?est félicité de l?initiative prise par le SIT : il «apporte un soulagement mérité aux employés de l?usine de Félix».
Dans un communiqué émis, hier, par la Compagnie usinière de Saint-Félix, le président du conseil d?administration dit désormais attendre les retombées des négociations entre le gouvernement et la Mauritius Sugar Producers Association (MSPA) à propos des conditions rattachées à la fermeture des sucreries dans le cadre de la centralisation. «Nous attendons maintenant de recevoir les propositions de la MSPA afin d?en discuter, en espérant aboutir rapidement à une proposition concrète au gouvernement. Nous souhaitons vivement que les négociations entre la MSPA et le gouvernement soient conclues au plus vite pour le bien de toute l?industrie», déclare le président du conseil d?administration.
La Compagnie usinière de Saint-Félix, dans l?attente d?une solution ?imminente? promise par les autorités, avait assuré jusqu?ici les salaires et autres avantages de ses employés qui étaient au chômage technique depuis que l?usine avait cessé ses activités fin 2005. Notamment grâce au soutien de la Saint-Félix Sugar Estates Company Ltd qui a déboursé Rs 30 millions en s?appuyant sur des facilités bancaires pendant les deux dernières années.
A ce jour, ces facilités bancaires obtenues ne sont plus disponibles. Le conseil d?administration de la Compagnie usinière de Saint-Félix avait donc été convoqué le 31 octobre dernier pour considérer la possibilité d?effectuer un «winding up» de la compagnie à la lumière des dispositions du Companies Act de 2001 et du rapport des auditeurs de la compagnie qui conclut à une situation de faillite.
Cette solution a été avalisée à l?unanimité lors de la réunion du conseil d?administration. La motion recommandant la mise en liquidation de la compagnie usinière de Saint-Félix sera à l?ordre du jour lors d?une assemblée spéciale des actionnaires fixée au 14 novembre prochain.
D?autre part, les dirigeants de l?Union of the Artisans of the Sugar Industry et de la Sugar Industry Labourers Union ont fait part de leur insatisfaction sur la façon dont l?usine a été mise en liquidation. Ils ont, à ce propos, consigné une déposition à la police pour réclamer le respect des conditions attachées à la centralisation qui comprend, entre autres, un lopin de terre et des indemnités de licenciement.
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