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Quand vacances scolaires riment avec travail
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Quand vacances scolaires riment avec travail
Faire quotidiennement le trajet Mahébourg-Réduit rebuterait plus d?un. Surtout un adolescent de 17 ans en vacances qui doit se rendre? au travail. Mais pour des jeunes filles ambitieuses et motivées comme Deepika Madoo, Tasneem Puman et Mehreen Sheik Dioumone, la distance importe peu. Après avoir participé au projet pilote initié par le ministère de l?Education et le Human Resource Development Council (HRDC) en juillet dernier, Tasneem Puman, élève en Lower VI au collège d?Etat France Boyer de la Giroday a décidé de renouveler l?expérience. Cette fois, elle a entraîné dans son sillage ses deux amies Deepika et Mehreen.
A partir de ce matin, Tasneem débute son stage d?observation en entreprise au HRDC, à Phoenix. Elle y sera pendant les deux prochaines semaines. Les ressources humaines, a priori, ce n?est pas le dada de la jeune fille. Elle qui étudie les sciences, se verrait plutôt pharmacienne, mais qu?à cela ne tienne, elle compte profiter pleinement de la chance qui lui est offerte. «Pendant les vacances, je n?ai rien à faire. Ce stage, cela m?occupe mais cela me donne également la possibilité de rencontrer des gens et d?avoir un avant-goût de la vie en entreprise?, raconte Tasneem.
Comme annoncé par le ministre de l?Education, hier, à l?occasion du lancement officiel du programme, le but de ce projet est de «combler cet écart entre le collège et la vie professionnelle». Mukesh Gopal, président du Mauritius Employers? Federation (MEF), d?ajouter que ce programme «innovant», permettra aux collégiens d?acquérir la «connaissance» et la «technique» mais leur donnera également l?occasion de faire un choix. Car un stage peut aussi servir à conforter ou infirmer un choix de carrière.
«17 ans, c?est un bon âge»
Du haut de ses 17 ans, Yudish Kutwaroo, lui, a déjà une idée bien précise du secteur dans lequel il voudrait évoluer «plus tard». Pour cet élève du collège d?Etat Ramsoondur Prayag, de Rivière-du-Rempart, ce sera le textile. Alors, ce stage de deux semaines en décembre à Consolidated Fabrics, à Solitude, c?est une aubaine. «Je n?avais rien demandé de particulier. J?ai eu de la chance», s?enthousiasme Yudish Kutwaroo. Le jeune homme espère que cette expérience lui sera profitable. «Une fois dans l?entreprise, je verrai quelles sont les qualités qu?on attend d?un employé et comment il faut se comporter dans le monde du travail.»
Ils sont quatre élèves de son collège à participer à ce programme. Quatre jeunes que Yudish, lui-même, a convaincu de tenter l?aventure. «Le recteur m?avait confié cette responsabilité. J?ai alors demandé à des jeunes de différentes filières s?ils voulaient participer. Quatre ont dit oui», explique Yudish. Derrière ces jeunes, des parents qui les soutiennent, qui croient en eux et en leur succès. Marie-Ange Allet est de ceux-là. Hier, elle avait accompagné sa file Joëlle au centre Swami Vivekananda. Un brin trop protectrice, Marie-Ange ne craint-elle pas de laisser son poussin quitter le nid pour le monde de l?entreprise ? Elle assure que non. Qu?elle a confiance en Joëlle et que cette dernière est suffisamment mature pour cette expérience. «C?est un programme très bien pour les jeunes. Une chance pour eux d?avoir une expérience de la vie professionnelle à un si jeune âge.»
Pour Vanessa Berry, professeur au département pré-professionnel du Collège Lorette de Mahébourg, «17 ans, c?est un bon âge». «Ce stage ne serait pas possible en Upper où les élèves sont pris par les révisions. En Lower, ils sont un peu plus libres. De plus, c?est le moment où les élèves se posent des questions sur leur avenir. Ce stage peut leur permettre de se faire une idée sur le monde du travail et de choisir une carrière.»
Celle qui agira comme «mentor» auprès des élèves de son collège pour ce stage et fera la liaison entre le stagiaire, l?entreprise, le collège et les parents est convaincue de l?importance de ce stage pour les élèves du pré-professionnel. «Certaines élèves abandonnent après leur troisième année au pré-professionnel. Elles préfèrent faire des petits boulots que de continuer à l?IVTB. Ce stage peut leur permettre de découvrir que d?autres filières existent. Qu?il leur est possible d?exercer une variété de carrières même si elles ont échoué au CPE à deux reprises ou plus», soutient Vanessa Berry.
S?ils seront plus de 1 000 à effectuer ce stage d?observation durant les mois de novembre et décembre, à terme, ils devraient être 5 000.
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