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La chevauchée fantastique !
Oyé Oyé ! Braves gens, peuple admirable, ne nous laissons pas influencer par des images immorales venues d?ailleurs. Soyons conservateurs, protégeons nos traditions et fuyons les tentations charnelles?
Un vent de protestation s?est élevé au sujet de l?affiche languissant d?un homme qui se fait chevaucher par une femme. Image dérangeante, offusquant même. On dégrade l?image de la femme. Même si on note que la femme est dans une position dominante par rapport à l?homme?
L?interprétation est subjective certes mais pas offensante. Le publicitaire Vino Sooklall avait fait le constat dans les colonnes de l?express, au cours de la semaine : «Je ne vois rien de mal dans mes images? C?est une insulte à notre intelligence.»
N?ayant aucunement l?intention de se présenter comme le défendant de Benetton, on expose ici la politique de ces campagnes cosmopolites, évoquant uniquement sa philosophie publicitaire. Dans sa politique d'affichage qui «font tourner les têtes ou baisser les yeux,» Benetton offre plusieurs interprétations possibles. Les images appartiennent aux citoyens de trouver la définition qui le sied.
Jouant entre la dualité de l?image, «cette ligne de partage entre deux eaux». Benetton n'impose pas la morale, le message demeure dans un registre ambivalent et libre à nous de répondre aux questions qu'elles soulèvent. «La pub n'est pas faite pour vendre plus. Il s'agit de publicité institutionnelle réalisée pour communiquer les valeurs de l'entreprise. Nous avons besoin d'une image unique qui puisse passer de la même façon dans le monde entier», cite Luciano Benetton, sur la Toile.
Les chiens de garde de la moralité devront se mordre les doigts. Grâce à leur action Benetton obtient un résultat plus que positif dans cette mésaventure autour d?une censure. La Road Development Authority (RDA) lui a rendu un beau service. En pointant le visuel, il l?expose à un plus large public. Une conséquence contradictoire de sa démarche. C?est ce qui s?appelle se tirer une balle dans le pied. Quelle plaie? désolez, on voulait dire quel pied !».
Stephan JAUFFRET-REZANNAH
De l?Italie à Maurice
Bientôt un mois depuis que Benetton opère à Floréal et déjà, la marque a su attirer l?attention, (grâce ou malgré ) la censure. Mais la censure a ses raisons que la raison ne comprend pas toujours. United Colors of Benetton aura quand même le privilège d?habiller les 14 demoiselles du concours Miss Mauritius 2007 pour la compétition de Miss Elégance. Les finalistes défileront également dans des habits Benetton lors de la finale du concours qui se tiendra le 29 septembre. La devise de Benetton : se distinguer des autres, comme l?explique Emran Indirli, directeur du magasin et représentant exclusif de la marque sur le marché mauricien. Dans la boutique, vous y trouverez des vêtements classiques ainsi que des habits plus décontractés pour homme, femme et enfant. «Benetton se différencie de par la vivacité des couleurs, le style et la mode italienne.» Etre Benetton, c?est être différent des autres, renchérit Emran Indirli. Des habits bien taillés comme les chemises entre Rs 1 100 et Rs 1 600. Les prix des jeans se situent eux dans la fourchette de Rs 2 500 et Rs 3 500 alors que des hauts pour les femmes coûtent autour de Rs 600 et Rs 1 200. De la lingerie fine très colorée est également disponible. Le magasin est également représentant de Sisley, marque appartenant à la maison italienne. Des accessoires tels que des sacs, des chaussures ainsi que des casquettes, entre autres sont disponibles.
« Une nouvelle collection sera disponible au début de décembre pour les fêtes, annonce le directeur du magasin. Et notre magasin travaille en parallèle avec les magasins Benetton à l?étranger.» La deuxième boutique United Colors de Benetton sera inaugurée en décembre au Caudan Waterfront.
Joanna SEENAYEN
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