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« L?équation est simple : pas de base, pas d?élite »
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« L?équation est simple : pas de base, pas d?élite »
<B>Quelle est votre appréciation de la performance du club M lors des Jeux des îles ? </B>
C?est une suite logique de la décadence de notre football. Elle démontre que nous avons touché le fond.
<B>Quel devrait être le statut de notre football sur le plan africain ? </B>
Dans les années 70, nous faisions partie des huit meilleures équipes du continent africain. Dans les années 80, le Sunrise Football Club, sous la houlette de Paul Jones, s?est hissé aux quarts de finale des compétitions des clubs champions. Sur la base du développement que nous avons connu, nous méritons d?être parmi les meilleures équipes d?Afrique et de conserver ce statut.
<B>À quoi attribuerez-vous notre incapacité à conserver le statut d?équipe championne des Jeux ? </B>
Le sport de compétition est toujours caractérisé par la constitution d?une élite émanant d?une base. Nous ne disposons pas de cette base. L?équation est simple : pas de base, pas d?élite.
<B>Qu?est-ce qui empêche la constitution de cette génératrice ? </B>
C?est la façon archaïque dont le sport, en général, est géré et organisé à Maurice. On a l?impression que tout se fait au petit bonheur, et que notre engagement dans ce domaine n?est limité qu?à une simple participation.
<B>Que faut-il faire pour permettre au football mauricien de retrouver son éclat d?antan ? </B>
L?organisation du football devrait s?appuyer sur des structures fédérales sportives, l?organisation d?une ligue avec le soutien d?un comité mixte gouvernement-secteur privé. C?est ce que je préconise dans un plan que j?ai élaboré.
Par ailleurs, est-il possible que les fonctionnaires chargés de promouvoir le sport ne travaillent qu?entre 9 et 16 heures ? Et quid du rôle des ministères des Affaires étrangères et du Tourisme ? Le premier pourrait s?impliquer dans la recherche de coopération avec les nations qui ont une longue tradition sportive. Le second pourrait utiliser le sport comme support publicitaire pour vendre notre image à l?étranger.
<B>Dans cette perspective quel va être le rôle du privé ? </B>
La pire injustice qu?on puisse faire subir à des enfants qui ne sont pas doués pour les études mais qui sont bons en sport, c?est de les empêcher de gagner leur vie sur la base de leurs talents. C?est surtout sur ce plan que le secteur privé peut intervenir. Il apportera une sécurité à tout joueur détenteur d?une licence en lui assurant une carrière professionnelle.
<B>Vous évoquiez à l?instant un plan qui, selon vous, est susceptible de revigorer le football local. Où en êtes-vous ? </B>
Ce plan est toujours d?actualité. Il va révolutionner le monde du football et permettra de le placer dans la perspective du troisième millénaire. Je me propose d?en vulgariser le contenu lors de conférences publiques auxquelles des politiques seront également invités. Il faut en finir avec l?image traditionnelle du football. Il faut désormais la concevoir comme un produit de consommation.
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