Publicité
A chacun son Everest
Lindsay Wilson l?avait vu venir et il l?a eu. Fayzal Bundhun n?en voulait pas, mais il l?a eu malgré tout. Les filles du premier nommé, affrontent ce matin à 10h, les Seychelles, doubles tenants du titre (1998 et 2003), comme il l?avait prévu dès sa prise en charge l?année dernière. ?Je crois que c?était une question de feeling. J?en avais parlé aux filles à l?époque. Et voilà qu?on tombe sur les Seychelles?, se remémore l?ancien international, aujourd?hui coach.
Du côté masculin, nos gars seront opposés à Madagascar, cet après midi à 16h (heure locale), dans le chaudron de Mahamasina. Après la victoire mauricienne face aux Comores, Fayzal Bundhun confiait, samedi, qu?il aura la possibilité de choisir son adversaire en demi-finales. On l'avait sans doute compris, il voulait à tout prix éviter l?équipe hôte. Mais le choix, il n'y a point eu. Les Réunionnais ont joué aux trouble- fêtes et ne nous en ont laissé aucun. L'équipe mauricienne aura donc à se mesurer à Madagascar, et ce, face à son public.
Ce même Madagascar, à quelques exceptions prêt nous avait poussé au tie-break chez nous lors de la finale des derniers JIOI, en 2003. Cette même équipe que nous avions pu battre grâce au soutien de 1500 Mauriciens au Pandit Sahadeo. Nous sommes actuellement en 2007. Et depuis, beaucoup d?eau a coulé sous les ponts. Alain Offman ne tient plus la baraque. Neeraj Mounien a d?autres priorités. Cela fait deux contreurs centraux de grande qualité de moins. Et puis, l'équipe a moins de matches dans les jambes, cinq officiellement en Malaisie, vu que notre championnat était en hibernation. Nos dirigeants avaient mieux à faire...
Bref, sans vouloir jouer à l'oiseau de mauvais augure, avec ce sombre tour d?horizon, nous sommes, il convient de le souligner, loin du compte. Et pourtant, l'équipe mauricienne doit impérativement battre la formation malgache, excellente en défense et en attaque, mais prenable au contre et à la réception pour se hisser en finale. ?Les joueurs devront monter de deux crans pour pouvoir contrer Madagascar?, juge notre entraîneur national. En sont-ils capables ? Dans le contexte actuel, on les voit mal faire mieux, techniquement parlant. Qu?est-ce qui leur reste donc comme arme pour faire face à Rija, Lalabe, Thierry, Zo, et autres Mikela ? Les tripes, l?orgueil de champion. Ils ont souvent démontré qu'ils peuvent puiser dans leurs dernières ressources pour se surpasser.
Les filles ne sont pas non plus mieux équipées pour affronter des Seychelloises, vieillissantes certes, mais aguerries. Les Bouchereau, Ducasse, Bonne ont toutes la trentaine bien sonnée et près de 15 années de volley-ball dans les jambes.
Lindsay Wilson reste, néanmoins, optimiste et croit dur comme fer en ses filles. ?Physiquement, je ne crains rien. Elles sont prêtes. L?adversaire par contre, n?est plus ce qu?elle a été durant les dernières années. Les Jeux d?Afrique risquent, à mon avis de leur peser lourd dans les jambes. A nous d?en tirer profit?, lance le technicien.
Depuis 1993, l?année de leur premier titre indiaocéanique, Maurice n?a plus battu les Seychelles. Il est grand temps que cela change. Wilson mise sur son esprit de groupe. ?Elles sont très solidaires et impatientes d?en découdre ?. Bon signe à l?approche d?un match fatidique. Depuis les JIOI de 1993 aux Seychelles, Maurice n?a plus joué de finale chez les dames. A n'en point douter, la conjoncture ne permet pas d?espérer grand-chose des deux demi-finales. Mais comme le dit si bien les anciens, ?c?est cot ou atane l?enterrement qui ena mariaz.?
Garry HOLTZ de MadagascarPublicité
Publicité
Les plus récents