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L?Eastern University n?aurait pas respecté le délai imposé par la TEC

26 juillet 2007, 00:00

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L?Eastern University n?aurait pas respecté le délai imposé par la TEC

Dans le concert d?arguments et de contre-arguments avancés par l?opposition et la direction de l?Eastern University, un nouvel élément fait surface au niveau de la Tertiary Education Commission (TEC).

Les ?regulations made by the TEC under section 14?, dans l?article 3 (1), stipulent que ?chaque candidat fera sa demande d?enregistrement pour ouvrir une institution post-secondaire à la commission pas moins de 12 mois avant la date à laquelle l?institution démarrera ses opérations?.

Or, la demande officielle a été faite par le Ramnath Jeetah Trust le 12 décembre 2006 et le lancement officiel six mois plus tard, le 10 juillet.

Sunil Jeetah, directeur de cette institution d?enseignement supérieur située à Ebène, nuance. ?Nous avons fait l?ouverture officielle du bâtiment, mais nous n?avons pas encore démarré les cours. Je ne suis par ailleurs pas au courant de cette condition. La TEC ne nous l?a pas imposée et si elle ne l?a pas fait, cela veut dire que cela ne s?applique pas à nous qui n?opérons qu?une branche d?une université.?

Opposition et université donnent des versions opposées tout en se basant sur des documents et textes de loi officiels. La direction de l?Eastern University répond aux allégations d?illégalité de cette institution faites par l?opposition. Le Ramnath Jeetah Trust soutient que la branche mauricienne de l?Eastern Institute for Integrated Learning in Management (EIILM) University de Sikkim, qu?il dirige, ?a satisfait à toutes les exigences légales? et opère dans le cadre de la loi.

La direction prévoit de ?rétablir les faits? lors d?une conférence de presse ce matin. Dans une déclaration à l?express hier soir, Sunil Jeetah parle d?une ?tempête dans une capsule de bouteille?.

Ceux qui veulent du mal à son établissement se basent, selon lui, sur des documents qui sont ?erronés et hors de propos? (inaccurate and irelevant).

<B>Autorisation indienne</B>

Quoi qu?il en soit, l?opposition compte bien mener cette affaire jusqu?au bout. Lors de la Private Notice Question posée à l?Assemblée nationale mardi, elle soutient qu?avant d?ouvrir une branche à Maurice, la maison mère de l?EIILM, située dans l?Etat de Sikkim, en Inde, aurait dû impérativement avoir l?autorisation de l?University Grants Commission (UGC) indienne. Or, l?institution a passé outre.

Dans sa réponse, le ministre de l?Education, Dharam Gokhool, rétorque que l?EIILM n?a aucunement besoin d?une telle autorisation. C?est également ce qu?avance Sunil Jeetah. Ce dernier indique que l?EIILM Act de 2006, voté par l?Etat de Sikkim, est explicite sur ce point : ?The headquarters of University shall be in Sikkim and it may have campuses or regional centres, study centres anywhere in India and abroad with approval of the Board of Governors.?

L?opposition se base pour sa part sur l?affirmation du président de l?UGC, qui avait déclaré lors de sa récente visite à Maurice que ?pour qu?une université privée puisse être créée en dehors de l?Inde, elle doit être en conformité avec les règlements de l?UGC?.

Ces règlements stipulent que ?dans des cas exceptionnels, après cinq ans d?existence, une université peut ouvrir un campus à l?étranger, mais à la condition d?avoir eu l?autorisation de l?UGC et celle ?du gouvernement du pays d?accueil?. Or, la loi instituant l?université mère de Sikkim a été adoptée l?année dernière. Un sous-comité de la TEC mauricienne avait d?ailleurs fait cette recommandation, qui n?a pas été appliquée.

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