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Bob Choolhun prépare sa riposte
Au conseil de districts de l?Est, l?on s?entre-déchire toujours. Alors qu?une nouvelle motion de blâme sera débattue lundi pour destituer Bob Choolhun, président élu le 2 juillet, ce dernier prépare sa riposte par voie légale.
?Une injonction sera soumise par voie légale pour empêcher cette procédure?, confie-t-il. 26 des 36 conseillers de la région ont sollicité cette réunion spéciale du conseil de l?Est pour le remplacer par Tapeswarsing Bissoondoyal, comme souhaité par la direction du Parti travailliste.
Alors que Bob Choolhun est membre de l?exécutif travailliste en tant que représentant de la circonscription n° 9, les plus hautes instances de son parti insistent pour qu?il quitte ce poste au profit de Tapeswarsing Bissoondoyal. ?J?ai le soutien du Premier ministre de qui je suis proche?, affirme Tapeswarsing Bissoondoyal . ?Ce poste de président lui avait été promis par Navin Ramgoolam depuis un bon bout de temps. Comme ce dernier honore ses promesses, le mot d?ordre a été donné de voter Bissoondoyal lors d?une réunion à Clarisse House le jour précédent l?élection?, ajoute un dirigeant des Rouges.
La nomination comme président de conseil de districts de l?Est devait être une récompense pour la loyauté de Tapeswarsing Bissoondoyal au Parti travailliste. ?Même lorsque notre cote était au plus bas lorsque nous étions dans l?opposition, il était de notre côté, ce qui n?est pas le cas pour d?autres?, affirme un dirigeant.
<B>?C?est un affront?
Mais le mot d?ordre n?a pas été suivi. Sur les 36 conseillers invités à assister à la réunion de Clarisse House, qui avait eu lieu le dimanche 1er juillet, 22 conseillers, dont Bob Choolhun, n?y ont pas été. Ceux-ci, sentant venir le mot d?ordre en défaveur de Bob Choolhun, avaient préféré jouer aux abonnés absents, prétextant n?avoir pas été mis au courant du mot d?ordre.
?Bob Choolhun a fait campagne pendant deux mois. Ce n?est pas la veille que l?on nous dit pour qui voter?, affirme un des partisans de l?actuel président du conseil de districts de l?Est.
?Alors que son leader l?a convoqué, il n?y a pas été. C?est un affront et c?est condamnable. S?il y avait été, il aurait au moins pu défendre son dossier et, éventuellement, faire pencher la balance en sa faveur?, confie un cadre du parti.
Mais Bob Choolhun se défend. ?C?était une décision collective. Vingt-deux personnes avaient décidé de ne pas y aller?, dit-il avant d?ajouter qu?il ne défie personne et certainement pas son leader. ?S?il m?avait demandé de retirer ma candidature quelques semaines avant le vote, je l?aurais fait, mais il ne m?a jamais appelé.? Et le lendemain de cette réunion, il a été élu par 21 voix contre 14?
Mais aussitôt élu, les tentatives pour le déloger commencent. Le 16 juillet, une lettre signée par la majorité des conseillers, dont certains ont pourtant voté pour lui, a été déposée au bureau du chief executive du conseil de l?Est.
La demande de motion de blâme sera donc débattue lundi sauf injonction de Bob Choolhun. Une première motion de blâme avait pu être évitée lors d?une récente séance du conseil parce que son auteur, Sonalall Seeburrun, ancien président du conseil, avait quitté la salle peu avant que les débats sur la motion ne débutent. En fait, ce dernier, membre de l?exécutif de la circonscription n°8, est un proche de Bob Choolhun.
Outre de solides alliés au sein du conseil, le président du conseil de l?Est bénéficie également d?une carte maîtresse : le soutien de certaines associations socioculturelles dont le All Rajput Common Front.
Bob Choolhun, lui, ne compte pas céder : ?J?ai été élu démocratiquement. J?ai donc le droit moral de rester en poste. Je ne peux trahir la confiance de ceux qui ont voté pour moi.?
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