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Le poisson mauricien à la conquête du pays du Soleil-Levant
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Le poisson mauricien à la conquête du pays du Soleil-Levant
Ce n?est pas une sinécure que de cibler un pays où la consommation des produits de la mer est la plus élevée au monde. Arvin Boolell veut donc prendre le poisson par les? cornes. C?est le cas de le dire puisque le ministre de l?Agro-industrie et dela Pêche dirigera personnellement, dès demain et jusqu?au 21 juillet, une mission au Japon. Il sera accompagné d?opérateurs du port franc, du secteur aquacole émergent et de techniciens du ministère de la Pêche.
L?objectif est de persuader les Japonais d?importer du poisson mauricien, parce qu?il le vaut bien. Mais aussi d?investir dans le secteur du centre de produits de la mer (seafood hub). Et d?aider le pays à développer ses capacités en matière de techniques de pêche.
Le menu est donc chargé. La mission débutera par une participation à la Japan International Seafood Expo. Arvin Boolell sera accompagné d?industriels mauriciens engagés dans cette filière. L?un des temps forts sera vraisemblablement la visite d?une unité de fabrication de sashimi (poisson cru) et la rencontre avec des entreprises nippones engagées dans ce créneau. Les producteurs locaux rêvent de voir le marché japonais s?ouvrir au sashimi? mauricien. L?assistance japonaise sera précieuse pour leur permettre d?opérer dans les normes requises.
Des représentants de Mauritius Freeport Development (MFD), société engagée dans le développement du seafood hub, en profiteront pour présenter leur projet d?usine de transformation du thon. MFD veut en effet développer à Port-Louis, dans le port franc, la troisième usine du genre, après celles de Thon des Mascareignes et de Princes Tuna. La société mauricienne est à la recherche d?un partenaire japonais.
Aide pour le centre de recherche d?Albion
La délégation mauricienne veut optimiser sa visite au pays du Soleil-Levant. Elle se rendra aussi sur une ferme aquacole. Le projet mauricien d?élargir les activités de ce secteur sera présenté aux Japonais. Le gouvernement en a déjà défini les grandes lignes : un potentiel de production de 30 000 tonnes de poisson, une vingtaine de sites identifiés (surtout dans la baie de Mahébourg) et une législation permettant de créer des concessions en mer.
Mais Maurice a également besoin de l?aide japonaise pour développer ses infrastructures. Une aide qui est déjà effective pour le centre de recherches d?Albion ou le centre de formation des pêcheurs de Pointe-aux-Sables. C?est ainsi que la délégation d?Arvin Boolell négociera une extension de l?aide.
Le centre d?Albion devrait ainsi subir d?importants changements, notamment au niveau des facilités aquacoles. Quant au centre de formation, le gouvernement veut l?ouvrir aux autres pays de la région.
Maurice cherchera aussi à faire l?acquisition de vedettes rapides pour la surveillance des zones de pêche côtières, de même qu?un bateau adapté à la pêche à la palangre.
Sur le plan général, le gouvernement mauricien veut réformer le secteur de la pêche. Si elle est acquise, l?assistance technique et financière japonaise devrait lui être d?une aide précieuse.
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