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?Venez nombreux? on va faire la fête ?

14 juillet 2007, 00:00

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<B>Quand et comment avez-vous commencé à vous intéresser à la musique ? </B>

J?ai toujours eu la passion pour la house et la musique électronique. A 10 ans, j?étais déjà fan de Kraftwerk, et de tout ce qu?on pouvait écouter en boîte, avec un fort penchant pour tout ce qui n?était pas commercial.

<B>Avez-vous toujours été DJ ? </B>

Mon job de représentant pharmaceutique me comblait financièrement mais la passion a fini par prendre le dessus. Je me suis donc lancé. J?ai galéré pendant un bon moment, mais j?ai toujours eu une bonne étoile qui, jusqu?à présent, m?a guidé pour faire de bons choix et m?a fait croire en ce que je faisais.

J?ai fait mes débuts dans un club de Province. Très vite, j?ai eu envie d?évoluer, d?où ma venue à Paris en 2002. C?est là que j?ai décroché ma première résidence aux Bains, puis aux Folies Pigalle, à l?Amnésia, au Redlight?

Pour ce qui est de la production, j?ai commencé par des bootlegs qui ont été remarqués par des DJs importants, ce qui m?a donné confiance pour progresser vers de la création. Mes premiers maxis ont été signés par Antoine Clamaran sur son label Pool e Music en 2003, puis ma rencontre avec Roger Sanchez avec une participation active au sein de son label Stealth, ainsi que la réalisation de remix pour d?autres DJs étrangers m?ont mis sur la scène l?internationale.

<B>Et pourquoi avoir opté pour le deejaying ? </B>

C?est ma passion tout simplement. C?est un luxe de pouvoir vivre de sa passion.

<B>Et sur le plan des affaires ? </B>

C?est un travail comme un autre qui obéit à une logique économique. Mais je pense sincèrement que les personnes qui veulent être DJ simplement pour de l?argent n?évolueront pas. Cela demande beaucoup trop d?investissement personnel.

<B>Qui sont, selon vous, les meilleurs DJs au monde ?

Pour n?en citer que quelques-uns, Roger Sanchez et Eric Morillo pour la technique, Mike Monday et Marc Knight pour la qualité de leurs productions.

<B>Que pensez-vous de l?explosion du RnB et du ragga en boîte ? </B>

Tout dépend du lieu où l?on se trouve. Les clubs RnB ont un public qui leur correspond. Moi, je fais de la House et donc, je suis en représentation dans des clubs qui me correspondent.

<B>Parlez-nous de votre nouvel album Rendez-vous et que représente-t-il à vos yeux ? </B>

Cet album comporte tout ce que j?aime dans la House et représente assez bien les disques que je joue en soirée. J?ai retranscris un univers musical large avec des vocalistes prestigieux, soit Barbara Tucker, Rachael Starr, David Goncalves (de Chocolate Puma), Akram, Keith Thompson, entre autres...

Mon album, c?est comme un bébé. C?est l?occasion pour moi de faire connaître l?ensemble de mon univers, après le succès du single Love to love you baby. Cela a été un long travail car il s?agit de mon premier album. Je ne voulais pas décevoir mon public et je sais que beaucoup de personnes l?attendaient.

<B>Qu?en est-il de vos autres projets ? </B>

Il y a ma tournée d?été. J?ai un planning qui me laisse très peu de répit ! Puis, je commence tout doucement à travailler sur mon deuxième album. Je ne peux pas m?arrêter de créer car j?ai toujours plein d?idées ! A ce jour, j?ai déjà composé deux nouveaux titres... qui resteront secrets pendant encore au moins un an !

<B>Quel est votre meilleur et votre pire souvenir dans le monde du deejaying ? </B>

J?ai beaucoup de bons souvenirs, mais on va dire que les meilleures surprises ont été l?appel de Roger Sanchez qui m?a proposé de travailler avec lui, et ma nomination aux NRJ Music Awards en 2007. Les meilleures soirées : Amnésia et Pacha Ibiza, ou encore mes nombreuses dates au Maghreb.

Pour ce qui est de mon pire souvenir, c?était lors d?une soirée lorsqu?une envie pressante m?a obligé à quitter les platines et on m?a indiqué la porte de sortie de secours (c?était plus rapide à l?extérieur que d?aller aux toilettes au fond du club). Mais la porte s?est refermée derrière moi et il était impossible de l?ouvrir de l?extérieur. J?ai alors dû faire le tour de l?établissement et me présenter à l?entrée. Et là le service de sécurité m?a pris pour un mythomane (alors que mon disque arrivait à sa fin...) J?ai dû appeler le boss pour entrer dans le club et reprendre les platines !!!

<B>Comment expliquez-vous votre soudaine popularité, alors qu?il y a quatre ou cinq ans on ne savait pas qui était David Vendetta ? </B>

Cela peut paraître «soudain» pour le grand public qui ne me connaît que depuis le succès de Love to love you baby, mais cela fait bientôt dix ans que je suis DJ et cinq ans que je me suis mis à la production... Donc, c?est un travail de longue haleine. J?ai eu la chance de tomber sur les bonnes personnes, au bon moment et au bon endroit.

Bien sûr, j?ai beaucoup travaillé pour atteindre le niveau que j?ai actuellement mais ma bonne étoile m?a permis de collaborer avec des personnes qui ont joué un rôle décisif dans ma carrière. Il faut à la base croire en ce que l?on fait.

<B>Que pensez-vous de la qualité des chansons house et techno du moment ? </B>

La french touch se porte bien et les DJs les plus en vogue apportent un son qui leur est propre. Je suis satisfait de constater que la tendance minimaliste s?essouffle un peu.

<B>D?où tirez-vous votre inspiration ? </B>

L?inspiration, je pense, me vient de l?expérience du métier et de la culture musicale que j?ai construite depuis ma jeunesse. Un artiste est inspiration sinon il n?en est pas un ! Lorsque j?ai une idée de basse ou une mélodie en tête, je me téléphone et me laisse le message. De retour au studio je retranscris mon projet. J?ai aussi souvent l?idée de la mélodie qui devra se poser dessus, mais sinon, je chante très mal.

<B> Que pensez-vous de l?importance de l?outil informatique dans votre métier ? </B>

Il est indispensable. Ce qui, il y a une dizaine d?années encore, était considéré comme un luxe est devenu indispensable car l?outil informatique répond à de nouveaux besoins de rapidité et d?organisation, des aspects très importants dans notre métier. Concernant la musique, certains logiciels de création vous permettent d?utiliser moins d?appareils avec plus d?effets. Mais parallèlement à l?aspect électronique de la musique, je maintiens la volonté d?intégrer de véritables instruments.

C?est pourquoi, il y a un violoniste et un guitariste qui ont joué des parties dans certains de mes disques. Je souhaite faire de la musique qui reste mélodieuse ou en tout cas qui transmet des émotions.

<B>Quel genre de musique écoutez-vous chez vous? </B>

Je n?arrive pas à m?accorder un peu de temps personnel. Soit je fais mes émissions radio, soit je travaille en production au studio, ce qui fait que je n?écoute que de la musique électronique. Même si je sais apprécier certains morceaux classiques, pop, disco, je n?écoute pas de rock ni de rap, ça c?est sûr !

<B>Que pensez-vous de la Nitelife mauricienne ? </B>

C?est la première fois que viens à Maurice. Donc j?ai tout à découvrir, mais j?ai eu un bon feedback. Elle se développe très vite et il y a un véritable public pour la House music...

<B>Un mot à dire aux Mauriciens avant le grand soir ? </B>

Venez nombreux. Unidos para la musica ! On va faire la fête !

Propos recueillis par <B>Julien TUYAU</B>

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