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Harry Tirvengadum convoqué en cour
L?ancien président-directeur général d?Air Mauritius, Sir Harry Tirvengadum, est convoqué en cour intermédiaire le 4 septembre. Il était absent hier, tout comme pour plusieurs précédentes audiences de son procès devant les magistrats Benjamin Marie Joseph, Renuka Dabee et Nicolas Oshan Bellepeau. Cela pour des raisons de santé. L?ancien patron d?Air Mauritius fait face, de même que Robert Rivalland et Derek Taylor, à une accusation de complot pour commettre une fraude de Rs 85 millions.
La décision du tribunal de convoquer Sir Harry Tirvengadum résulte du fait que son avocat, Me Yousuf Mohamed S.C., a déclaré, au cours de l?audience d?hier, que son client a fait une demande pour que le procès ne se déroule plus en son absence. Jusqu?ici, des certificats médicaux étaient présentés devant le tribunal pour justifier l?absence de Sir Harry Tirvengadum.
La permission de l?assister en son absence, explique son avocat, lui avait été accordée pour qu?il plaide un point de droit relatif à une motion d?arrêt du procès. Mais la cour n?ayant pas accédé, hier, à cette demande, Me Mohamed a présenté deux affidavits jurés par le Dr Lam et le cardiologue Cassam Hingun. Le premier nommé aurait décelé récemment des complications cérébrales chez Sir Harry.
L?avocat avance donc que son client est inapte à faire face à son procès ou même à se présenter en cour. Il a ensuite demandé à se désister de la défense de Sir Harry. Les magistrats ont alors observé que vu que c?était une affaire criminelle, l?accusé devait se présenter en cour de même que Me Mohamed pour que la cour accède à cette requête.
<B>?Interférence?
Pour appuyer la demande d?arrêt de procès, la défense soutenait qu?il y avait eu ?interférence? avec des témoins.
Me Mohamed avait axé sa principale argumentation sur le fait que l?ASP Jangi avait été vu, sur une photo, à côté de Gérard Tyack, principal témoin de l?affaire. Une photo qui, dit-il, tend à montrer qu?ils étaient en conversation. L?avocat a également avancé que le sergent Dawjee, du Central Criminal Investigation Department, a souvent accompagné Gérard Tyack en cour intermédiaire.
Dans leur décision rendue hier, les magistrats ont conclu qu?il n?a pas été démontré que le témoin Tyack a été intimidé ou briefé ou même amené à fabriquer des témoignages. De plus, ont soutenu les magistrats, la défense aura tout le loisir de contre-interroger le principal témoin à charge et d?en informer la cour si les possibilités susmentionnées sont constatées.
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