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Des "boards" sous la tutelle du ministre Sinatambou suspendus
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Des "boards" sous la tutelle du ministre Sinatambou suspendus
La connexion semble instable entre le bureau du Premier ministre et le ministère de la Technologie informatique et des télécommunications (Tic). Le 15 juin dernier, une directive émanant du bureau du Premier ministre est envoyée aux présidents des organismes tombant sous la tutelle du ministère d?Etienne Sinatambou.
Dans cette correspondance, le Private Secretary (PS) indique que ?you are hereby informed not to convene any meeting until further notice?. Cet ordre concerne non seulement les conseils d?administration du National Computer Board (NCB), de l?Information & Communication Technologies Authority (Icta) et de State Informatics Ltd (SIL), mais également leurs sous-comités.
Interrogé par l?express sur cette interruption temporaire des réunions de ces conseils d?administration, le ministre des Tic, Etienne Sinatambou, n?a voulu ni infirmer ni confirmer. ?No comments?, devait-il déclarer.
Mais dans le milieu, ce développement est diversement commenté. Alors que certaines sources indiquent que c?est un problème survenu au niveau d?un de ces organismes qui aurait déteint sur les autres, d?autres soutiennent que ?le mal est plus profond?. Les problèmes relationnels qu?a le ministre avec certaines personnes sont également évoqués. Mais le fond du problème ne se situerait pas uniquement à ce niveau-là.
?Il y a eu une succession d?événements malheureux qui expliquent cette décision?, soutient-on au niveau du bureau du Premier ministre. Plusieurs exemples sont cités. ?Nous sommes passés par beaucoup de cyclones?, commente pour sa part une source au sein d?un des organismes parapublics concernés.
Le ministre Sinatambou avait, par ailleurs, été convoqué par le Premier ministre Navin Ramgoolam il y a quelques semaines en vue d?éclaircir certains points.
<B>Dommages collatéraux</B>
Des solutions sont cependant en vue. ?Nous réfléchissons sur un certain nombre d?options pour assainir la situation?, confirme-t-on à l?Hôtel du gouvernement. La plus radicale d?entre elles pourrait avoir des répercussions à plusieurs niveaux. Une décision finale devrait toutefois être prise au retour de Navin Ramgoolam de sa visite officielle en Chine après la mi-juillet.
Les organismes concernés ont toutefois obtenu une dérogation pour approuver les comptes financiers pour l?année 2006-2007. ?Nous avons demandé une dérogation parce que c?est un exercice que nous devons impérativement exécuter. C?est purement administratif?, commente un membre qui siège sur un conseil d?administration concerné.
Mais il y a également des dommages collatéraux. Le gel des conseils d?administration entraîne un certain ralenti, du moins au niveau de certains de ces organismes. ?Nous ne prenons pas de décisions stratégiques majeures, mais nous fonctionnons tout de même?, commente un membre d?un board touché par la mesure premier ministérielle.
Le seul organisme épargné est a priori Business Parks of Mauritius Ltd (BPML), gérant de la cybercité d?Ebène, dont le conseil d?administration a été recomposé début juin avec un nouveau président, en l?occurrence Dharam Naugah, à sa tête.
Déjà, le conseil d?administration de BPML ne s?était plus réuni depuis quelque temps avant la démission de son prédécesseur Chand Bhadain, le 15 février dernier. Et au niveau du bureau du Premier ministre, l?on a estimé qu?il fallait rattraper le retard accumulé depuis tout ce temps.
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