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Débouté après avoir parlé d??aveux? faits en état d?ivresse
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Débouté après avoir parlé d??aveux? faits en état d?ivresse
?Mo mem finn touy mo kamarad Rajen Mooty dans lite, mo finn pik li enn kout kouto dan so leker.? Quatre jours après avoir avoué ce crime à la Criminal Investigation Division (CID) de Curepipe, le 10 juillet 2005, Jean-Claude René Balet a changé d?avis. Il a alors affirmé qu?il n?avait aucune idée du contenu de ses dépositions étant donné qu?il était sous l?effet de l?alcool lorsqu?il les a données. Face à cette version et celle de la police, la cour intermédiaire a tranché : les dépositions sont bien admissibles en cour.
Accusé de coups et blessures ayant entraîné la mort, Jean-Claude René Balet, ébéniste de 46 ans, avait, en effet, contesté l?admissibilité de ses ?aveux à la police? en cour intermédiaire. Mais l?inspecteur Noorah, qui avait enregistré les dépositions du suspect, de même que le sergent Poupos, qui avait assisté à l?exercice, ont, lors de leur témoignage en cour, fait ressortir qu?il ne sentait pas l?alcool. Cela, alors qu?ils se tenaient tout près de lui quand il a donné ses dépositions. L?homme soutient, lui, qu?il était ivre.
Les policiers ont déclaré que le suspect a été arrêté à sa résidence le 10 juillet 2005 vers 8 h 20. C?est la concubine qui leur a ouvert la porte. Jean-Claude René Balet était soupçonné du meurtre de son ?ami?, Jasen Marooty, alias Rajen, 38 ans, à Les Casernes, Curepipe, à la suite d?une dispute. La victime avait été poignardée à mort. Les officiers de police ont affirmé que quand ils ont frappé à la porte, Jean-Claude René Balet dormait. Une fois réveillé par sa concubine, il a eu le temps de s?habiller et les a volontairement accompagnés au poste.
Selon l?inspecteur Noorah, après avoir été informé de la charge retenue contre lui, le suspect a déclaré qu?il avait infligé un coup de couteau à son ami. Les deux officiers soutiennent que le suspect a été informé de ses droits constitutionnels et a eu droit à l?avertissement d?usage avant qu?il ne donne volontairement deux dépositions. Ce n?est que le 14 juillet, après avoir retenu les services d?un homme de loi, que l?homme a porté plainte et déclaré qu?il avait consommé deux bouteilles de rhum en compagnie de la victime la veille et que le lendemain matin, soit le 10 juillet, il avait consommé une autre moitié de bouteille de rhum. Il devait ainsi nier le contenu des deux dépositions, arguant qu?il n?avait pu être en mesure de répondre aux questions des policiers.
Rejetant cette version, les policiers Noorah et Poupos ont aussi soutenu qu?un certain nombre de détails avancés par le prévenu ont été confirmés durant l?enquête policière. La police a notamment découvert que Jean-Claude René Balet avait effectivement rencontré le fils du propriétaire de son appartement et qu?il avait utilisé le téléphone d?une tabagie après le drame. En cour, l?homme a admis avoir apposé sa signature sur les deux dépositions mais niera connaître le contenu de ces documents. Il admettra également n?avoir pas porté plainte lorsqu?il fut présenté en cour pour être inculpé. Dans son Ruling, la magistrate Jane Lau Yuk Poon écrit qu?elle n?a pas été convaincue par la version du plaignant. Elle a statué que ses droits constitutionnels n?ont pas été enfreints et se dit convaincue que ses dépositions ont été données volontairement.
Pour la police, une histoire d?argent serait à l?origine du drame. Jean-Claude René Balet était allé, avec la victime, planter des bambous dans une tranchée, dans la localité. En fin d?après-midi, tous deux devaient se partager le salaire perçu pour cette tâche et c?est ainsi qu?une dispute aurait dégénéré en bagarre sanglante.
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