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L?année des énergies alternatives
Initiée par le gouvernement malgache afin d?accélérer l?accès à l?énergie en milieu rural et urbain, l?année des énergie alternatives est organisée par le ministère de l?Energie et relayée par le Groupe de Travail Energie.
Le Groupe de Travail Energie (GTE), est chargé de la coordination des différentes manifestations proposées par les différents acteurs des énergies alternatives (secteurs privés et publics). Les énergies alternatives, comme partout dans le monde, créent de nouveaux métiers. Conscient de cette évolution, l?État malgache prévoit à l?horizon 2012 une contribution de 3 % des énergies alternatives à la consommation totale en énergie, à travers son programme ?Madagascar Action Plan?- (MAP). Comment passer du stade ?projet? à une diffusion à grande échelle. Cette promotion des énergies alternatives est un des moyens préconisés pour réaliser des actions à l?échelle nationale. Des séminaires et des cours sont organisés par des associations professionnelles et des centres de recherche pour la formation des artisans et des ingénieurs.
Application dans la vie quotidienne
Des manifestations sont organisées par filière (solaire, éolien, biocarburant, etc.), et auront pour objectif à court et long termes de démontrer auprès des utilisateurs, des décideurs et des investisseurs, leurs faisabilités, technique, économique et sociale, et leur application dans la vie quotidienne (électrification rurale, transport, etc.). Les réalisations actuelles (sites pilotes, expérimentations, ou programme de sensibilisations à l?échelle d?une commune ou d?un quartier), ou futures, sont présentées au grand-public.
Des visites de sites pilotes, des portes ouvertes, des journées scientifiques et technologiques, des conférences-débat et tables rondes, sont organisées à travers l?île. Par exemple, un séminaire sur l?énergie éolienne se tiendra au mois de juin à Antsiranana (Diégo-Suarez), dans le Nord de Madagascar.
Mad?Eole, organisateur avec le ministère de l?Energie, inaugurera une de ses installations dans un village. Une conférence sur les mesures du gisement éolien,l?inventaire des expériences et des projets accompagnera cette visite du site. Parmi les sites de démonstration, il y a un hôtel entièrement électrifié et alimenté en eau chaude sanitaire par l?énergie renouvelable.
Le GTE crée en février 2005, est un groupe de travail, de réflexion et de lobby composé de représentants des ministères de l?Energie et des Mines, et de l?Environnement, de la Jirama (compagnie nationale d?électricité et d?eau), d?ONG, du secteur privé, des bailleurs de fonds. Il a été formé à la demande des membres du comité de pilotage de l?Initiative Growing Sustainable Business-GSB-issu du Pacte Mondial de 2002 pour réduire la pauvreté.
Voahirana RAKOTOSON
© L?Express de Madagascar
CONSEQUENCES
La Grande île toute aussi menacée par la fonte des glaces?
La Journée mondiale de l?Environnement (JME) qui a été célébrée avant-hier avait pour thème : ?Fonte des glaces : une question brûlante ?? La célébration cette année s?est ainsi bien évidemment penchée sur le changement climatique et le réchauffement de la planète.
?La fonte des glaces polaires est une des manifestations des changements climatiques qui ont pris de l?ampleur durant le XXe siècle?, a commenté le ministère de l?Environnement, des Eaux et Forêts. ?Lors de la 12e conférence des parties à la convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques à Nairobi en novembre 2006, il a été démontré que les conséquences du réchauffement global de la terre sur l?économie mondiale sont beaucoup plus dévastatrices que celles des deux guerres réunies?. Madagascar n?est ainsi pas épargné par ces questions de ? fonte de glace?. En effet, les pays en développement privés de mécanismes d?adaptation efficaces sont les plus vulnérables aux effets du changement climatique. Bien évidemment, la Grande île, dotée d?une nature unique et aussi diversifiée mais très sérieusement menacée, est concernée à plus d?un titre, pour ne citer que les bouleversements météorologiques et autres menaces que représentent les activités humaines. Pour la première fois, le Programme des Nations unies pour l?Environnement a choisi Madagascar pour abriter la cérémonie de célébration (du 5 au 9 juin) pour toute la région Afrique. En effet, les manifestations de célébration prendront cette année une dimension régionale. Plusieurs hauts responsables en Afrique et de l?Océan ont ainsi fait le déplacement à Madagascar pour ces célébrations.
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