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Coup d’État : Bob Denard jugé en appel à partir du 6 juin
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Coup d’État : Bob Denard jugé en appel à partir du 6 juin
Le procès en appel du mercenaire français Bob Denard, poursuivi pour sa participation à un coup d’État aux Comores en 1995, doit se tenir à partir du 6 juin et jusqu’au 15 devant la cour d’appel de Paris, a-t-on appris lundi de source judiciaire.
En première instance, M. Denard avait été condamné à cinq ans d’emprisonnement avec sursis mais le parquet avait fait appel de cette condamnation. Selon une source judiciaire, cette sentence serait en effet “illégale”. L’article 132-30 du code pénal établit que “le sursis simple ne peut être ordonné à l’égard d’une personne physique que lorsque le prévenu n’a pas été condamné, au cours des cinq années précédant les faits”.
Or, Bob Denard avait été condamné en avril 1993, soit deux ans avant le coup d’État aux Comores, à une peine de cinq ans de prison avec sursis pour une tentative de coup d’État au Bénin en janvier 1977. L’ex-mercenaire, atteint de la maladie d’Alzheimer, n’avait pas assisté à son procès en première instance, une expertise médicale remise au tribunal ayant estimé qu’il était inapte à comparaître.
M. Denard avait été mis en cause par la justice française avec 25 autres prévenus pour “association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime”, soit l’arrestation et la séquestration arbitraires de Saïd Mohamed Djohar, alors président de l’ex-République fédérale islamique des Comores, lors d’une tentative de coup d’État qui s’était déroulée du 27 septembre au 4 octobre 1995 sous le nom d’opération “Eskazi” (vent chaud qui souffle sur les Comores).
<I>© AFP</I>
<B>La radio dénonce des exactions contre des journalistes</B>
La radio-télévision des Comores (ORTC), station officielle de l’archipel, a dénoncé récemment à Moroni des exactions perpétrées par les forces de sécurité de l’île d’Anjouan contre des journalistes de la station anjouanaise de l’ORTC.
Ces journalistes ont été arrêtés mercredi dernier puis frappés lors de détention avant d’être libérés le jour suivant, a déclaré à l’AFP la directrice générale de l’ORTC, Ralia Aboudou.
Deux journalistes, un caméraman, un animateur et leur chauffeur ont été emmenés par des éléments de la Force de gendarmerie d’Anjouan au moment où ils tentaient de “sauver ce qui restait encore des antennes relais de la radio nationale à Anjouan”, selon la même source. La plupart des antennes avait été démontées par des proches du gouvernement d’Anjouan dans le but d’empêcher cette radio d’émettre sur l’île autonome d’Anjouan.
“Ces journalistes ont été frappés à coup de ceinture et de gourdins. Ils ont parlé d’une autre torture à base d’épines. Ils ont également été obligés de fixer le soleil en plein midi”, a affirmé à l’AFP le président de l’Organisation comorienne des droits de l’Homme, dont le siège est à Anjouan, Mohamed Allaoui.
“Ces arrestations confirment les abus dont sont victimes les journalistes comoriens. Pour un rien on enferme les journalistes, on les harcèle”, a regretté le président de l’organisation comorienne de la presse, Aboubacar Mchangama.
L’Union des Comores est secouée depuis des années par un conflit de compétences entre les trois îles autonomes qui la composent – dont Anjouan – et l’État fédéral. Des affrontements ont opposé début mai à Anjouan l’armée comorienne et la gendarmerie de l’île, loyale au colonel Mohamed Bacar, l’homme fort d’Anjouan dont le mandat de président a expiré en avril.
<I>© Le Monde 2007 – avec AFP</I> <B>Distribué par The New York Times Syndicate</B>
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