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Le quantum de la compensation recommandé aujourd?hui

23 mai 2007, 00:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

C?est aujourd?hui que le National Pay Council (NPC) fera sa recommandation à propos du quantum de la compensation salariale qui sera accordée à partir du 1er juillet. Le président du NPC, Sen Ramsamy, annoncera sa décision aux membres du comité au cours d?une réunion cet après-midi. Il devra trancher la proposition des représentants des travailleurs et la contre-proposition de la Mauritius Employers? Federa-tion (MEF). Interrogé hier, à l?issue de la réunion, il a déclaré que ?les débats sont maintenant clos sur la compensation salariale?.

Les représentants des travailleurs ont insisté, hier, lors du troisième round des négociations tripartites, pour une compensation salariale de 11 % pour un barème salarial de 0 à Rs 8 000 alors que la MEF a fait une contre-proposition : 5, 5 % pour un barème salarial de 0 à Rs 3 500. Il incombera alors au NPC de décider du reste.

Lors des négociations, à la New Government House, les deux parties concernées ont défendu leurs arguments en se basant sur plusieurs facteurs. Cela dans une atmosphère qui est quand même restée cordiale. Les représentants des travailleurs se sont beaucoup appesantis sur la perte du pouvoir d?achat qui justifie une compensation adéquate. Ceux de la MEF se sont, eux, appuyés sur d?autres indicateurs économiques.

Interrogé hier, à l?issue de la réunion, Yusuf Sooklall, un des cinq représentants des travailleurs, a déclaré qu?il a contesté, au sein du NPC, la contre-proposition de la MEF ainsi que l?argument émis par cette dernière selon lequel les entreprises les plus profitables accorderont une compensation salariale au-delà de ce que recommandera le NPC. ?Je constate qu?il y a deux changements positifs. D?abord, elle a abandonné l?idée de ne pas octroyer une compensation. Ensuite, le salaire minimum est passé de Rs 2 700 à Rs 3 500?, concède-t-il toutefois.

Le président de la MEF, lui, adopte une tout autre approche. Pour lui, le taux d?inflation ne devrait pas être le seul facteur qui détermine la compensation salariale annuelle. Plusieurs éléments doivent être pris en considération, dit-il, dont l?indice de prix à la consommation, le taux d?emploi et de chômage, la productivité et la capacité des entreprises à accorder des augmentations salariales.

?En prenant tous ces facteurs en considération, nous sommes arrivés à la conclusion que la compensation salariale devrait tourner autour de 5 %?, dit-il. Et d?ajouter que la MEF comprend ?la situation financière difficile dans laquelle se trouvent les travailleurs du pays. C?est justement pour cette raison que la MEF est venue avec une proposition pour une compensation salariale de 5, 5 % pour la période 2007-2008 (?) Nous savons que les entreprises qui ont la capacité de payer feront un effort spécial pour que les employés soient compensés au-delà ce qui a été prévu?.

D?après une enquête réalisée par la MEF auprès des entreprises, 38, 7 % des mem-bres de l?association avaient répondu positivement à l?appel lancé par la classe patronale pour une compensation salariale au-delà du quantum de Rs 135 l?année dernière.

?Créer l?emploi ou fermer les entreprises?

Pour Patrice Legris, directeur de l?Association des hôteliers et restaurateurs de l?île Maurice (Ahrim), la demande des représentants des syndicats pour une compensation salariale de 11 % est insoutenable. ?Il faut choisir entre maintenir et créer l?emploi ou la fermeture des entreprises. Personne n?aime perdre son emploi. Donc, il faut une compensation qui maintient l?emploi en général?, déclare le directeur de l?Ahrim. Le secrétaire financier, Ali Mansoor, un des représentants du gouvernement, n?a, lui, pas voulu faire de commentaire à ce stade.

Par ailleurs, la plate-forme syndicale réunissant les représentants des 13 fédérations syndicales réclame toujours le gel du NPC. Elle prévoit d?organiser demain une marche de protestation dans les rues de la capitale. Cette marche débutera au Champ-de-Mars pour prendre fin devant le bureau du ministère du Travail et des Relations industrielles.

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