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Si on chantait !

18 mai 2007, 20:00

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Plus de quarante ans de carrière et toujours ce même air juvénile. Qu?on se l?avoue : on a tous un air de Julien Clerc dans la tête. Un air de Ma préférence certainement, parce qu?on sait que cette chanson écrite pour lui par son ami Jean-Loup Dabadie, est la plus connue et la plus réclamée de son répertoire. Pourtant, nous sommes peu nombreux à savoir que cette chanson date de 1978.

Depuis, Julien Clerc a été une préférence pour ses fans et les radios, même Si on chantait, Lily voulait aller danser et l?autre aussi connue Femmes je vous aime, l?ont classé définitivement au rayon des chanteurs aimant l?amour et les femmes.

Toutefois, l?air débonnaire de sa Mélissa, cette métisse d?Ibiza, sortie en 1984, est venue confirmer que Julien Clerc aimait aussi les chansons qui avaient du rythme et un brin d?impertinence. On lui a définitivement Fais une place en 1990, avec cette reprise de Françoise Hardy qu?il a revisitée avec une sacrée hardiesse. Depuis 2003, nous étions sans nouvelles de Julien Clerc. Après avoir revisité des standards de la musique jazzy dans Studio, Julien Clerc a sorti Double enfance, son vingtième album studio.

Album réalisé par Eric Benzi, l?ami et le complice de Jean-Jacques Goldman, Julien Clerc est un peu retourné à ses bonnes vieilles habitudes de crooner.

Sur Double enfance, le chanteur originaire du XIXe arrondissement de Paris, a retrouvé son amour des mélodies soyeuses ainsi que quelques-uns de ses auteurs fétiches : Jean-Loup Dabadie, son regretté ami, avec qui il s?était brouillé, Etienne Roda-Gil, mais aussi son grand complice de toujours, Maxime le Forestier et cette nouvelle venue qui fait tant de bien à la chanson française : Carla Bruni.

Sur ce disque très personnel sur lequel Julien Clerc aborde ses blessures et ses fêlures, surtout le douloureux divorce de ses parents, survenu alors qu?il n?avait que quatre ans, l?artiste se livre avec les mots des autres. « Aujourd?hui, je n?ai pas à me soucier de plaire à tout prix. Je peux laisser aller mon esprit, » explique le chanteur dans la presse spécialisée.

<B>Enfance bourgeoise</B>

A presque 60 ans, Julien Clerc appartient à cette génération de chanteurs qui a survécu aux années 60. Né Paul-Alain Clerc, il voit le jour le 4 octobre 1947 à Paris. Son père, haut cadre des Nations unies, divorce de sa mère d?origine guadeloupéenne.

L?enfance bourgeoise de Julien Clerc est meurtrie par la séparation de ses parents. Ses cinq frères et s?urs se sentent rapidement délaissés. Vers six ans il apprend le piano mais n?excelle pas. Son destin prend une autre tournure en 1966 lorsqu?il rencontre Etienne Roda-Gil, un poète dandy. Avec lui, Julien commence à écrire des chansons. Grâce à un contact, il obtient une audition chez Pathé Marconi.

Il change de nom, passe d?autres auditions. La chanson La cavalerie est rapidement un succès. Remarqué par Gilbert Bécaud, Julien fait sa première partie à l?Olympia et tape dans l??il des producteurs de la comédie musicale Hair. Son destin s?emballe alors. Il devient rapidement une vedette de la chanson. Trois ans plus tard il entame sa carrière solo, et depuis, sa légende se poursuit. Rendez-vous donc demain soir pour un tour de chant unique et en toute intimité avec Julien Clerc.

Les billets pour le concert sont en vente sur le Rézo Otayo. Téléphone : 466 99 99.

Le prix des billets pour le concert s?échelonne sur plusieurs catégories :

Places réservées : Rs 1200 (orchestre), Rs 800 (orchestre) et Rs 600 (en gradin)

Places non réservées : Rs 400

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