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Bush déploie tous les fastes pour la reine Elizabeth et frôle la gaffe
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Bush déploie tous les fastes pour la reine Elizabeth et frôle la gaffe
George W. Bush a déployé tout l?apparat de l?Amérique républicaine pour accueillir la reine Elizabeth II d?Angleterre, mais a failli altérer l?événement le plus mondain de sa présidence avec un lapsus renvoyant à l?âge de la souveraine.
Lors d?une cérémonie en grande pompe sur les pelouses de la Maison-Blanche, Bush a célébré la ?relation particulière? entre les deux pays et leur combat côte à côte en Irak et en Afghanistan. C?est quand il a évoqué les rapports privilégiés entre la reine et les Etats-Unis que le ciel sans nuage a failli se couvrir.
?Après tout, vous avez dîné avec dix présidents américains. Vous avez aidé notre pays à célébrer son bicentenaire en dix-sept-cent...?, a dit M. Bush avant de se rendre compte de sa bévue. ?En dix-neuf-cent-soixante-seize?, s?est-il repris.
Busha vite mis de son côté les rieurs parmi 7 000 invités triés sur le volet. Renonçant à la révérence de circonstance, il s?est tourné gaiement vers la reine, a attendu qu?elle relève la tête et le regarde : ?Elle m?a regardé comme seule une mère peut regarder un enfant?...
La reine, 81 ans depuis deux semaines, n?a pas paru tenir rigueur à son hôte d?avoir failli la vieillir de deux siècles et a même plaisanté sur le sujet. En chapeau sombre à large fleur et haut de tailleur blanc, elle a évoqué ?l?amitié? et l?histoire ?inextricablement? liée des deux pays. Elle et son mari, le prince Philip, ont pris plus tard avec les Bush un bain de jouvence inattendu au milieu de dizaines d?écoliers devant la Maison-Blanche, quand le couple présidentiel a raccompagné le couple royal à son lieu de résidence de l?autre côté de la rue.
Texan peu réputé pour son aisance avec le protocole, M. Bush devait passer une autre épreuve dans la soirée en donnant en l?honneur de ?sa Majesté? et de ?son Altesse royale? le premier et peut-être le seul dîner de sa présidence en queue de pie.
Cette visite est une diversion pour un président qui se débat avec les difficultés de la guerre en Irak, qui vit une cohabitation difficile avec une majorité parlementaire démocrate et qui touche le fond de l?impopularité.
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