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Les commerçants de Curepipe se plaignent des marchands de rue

26 avril 2007, 00:00

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C?est la grogne dans les galeries marchandes de la Ville-Lumière. Les propriétaires de magasins, qui se disent victimes de ?concurrence déloyale? de la part des marchands ambulants ont un grief de plus : la ?recrudescence d?étals de rue?, plus particulièrement à proximité de la gare Jan Palach Nord. Ils s?en sont plaints à la mairie de Curepipe. Si cette dernière dit être à l?écoute des deux parties, elle explique qu?elle doit faire face ?à un problème humain? avant tout.

Les propriétaires de magasins, eux ne l?entendent pas de cette oreille. Ils soutiennent que la vente de leurs produits a chuté considérablement en raison de ?la prolifération? de marchands ambulants dans le centre-ville, ce qui, conjugué à la perte du pouvoir d?achat des consommateurs, est ?désastreux? pour eux.

Et d?expliquer qu?ils s?acquittent, eux, d?une patente que ne paient pas certains marchands. D?où leur demande à la mairie de Curepipe d?agir ?avec fermeté?.

Certains ?vendent toutes sortes d?articles à même le sol?, note encore un porte-parole de l?Association des commerçants de Curepipe, expliquant que lorsque les inspecteurs de la mairie saisissent leurs articles ces marchands de rue reviennent quelques jours plus tard au même endroit ?comme si on leur avait restitué leurs articles saisis?.

Interrogé, hier, Sen Sewnath, le maire de Curepipe a déclaré que la situation est sous contrôle. Il affirme cependant qu?il a institué un comité ad hoc sous la présidence du conseiller Clency Lajoie pour prendre les choses en main. Mais il insiste qu?il faut être à l?écoute de toutes les parties concernées.

La situation dans laquelle se trouve le pays est difficile, dit-il, soulignant qu?il y a des gens qui vendent des produits dans la rue pour gagner leur vie. ?Que vont-ils faire si on procède à la saisie de leurs articles. Ces gens-là dépendent parfois de ce métier pour envoyer leurs enfants à l?école et pour payer des dettes. Nous avons ainsi donné des instructions aux inspecteurs d?agir avec fermeté dans certains cas mais de ne pas saisir leurs triporteurs?, dit Sen Sewnath.

Il dit ne pas rester insensible au problème : ?Nous l?étudions au cas par cas. Il y a des cas où nous avons restitué des articles pour des raisons humanitaires?, dit le maire. Le comité ad hoc, dont le maire et son adjoint, Serge Arlanda, font partie, a siégé à trois reprises. Le but est de trouver une solution à la prolifération des marchands de rue avant décembre. Un relevé effectué par la mairie démontre qu?il existe environ une centaine de marchands ambulants qui opèrent à Curepipe dans l?illégalité.

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