Publicité

La mentalité des chômeurs montrée du doigt

17 avril 2007, 20:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Des possibilités d?emploi existent. Pourtant, certains peinent à trouver du travail. Pourquoi ? Un plateau télévisé de la Mauritius Broadcasting Corporation (MBC) dédié hier soir au Job Fair 2007 y apporte des éléments de réponse. Les différents intervenants ont souligné que le plus grand obstacle par rapport à l?emploi n?est pas le manque d?opportunités, mais une mentalité négative par rapport au travail.

?Mo pense ki enn de nou bann problem se plito rod bann dimoun pou bann job ki existe?, a soutenu Jean Claude de l?Estrac, président du Steering Committee de l?Empowerment Programme, organisateur du Job Fair qui se tiendra du 19 au 22 avril à l?Auditorium Octave Wiehé.

?Le gouvernement doit dire clairement que les emplois de demain, les opportunités réelles qui existent, ne sont pas celles que l?on veut. L?État ne pourra pas créer des emplois dans le gouvernement, ni à Air Mauritius?, a ajouté Jean Claude de l?Estrac. Il a expliqué que de réelles possibilités d?emploi à Maurice ne sont pas toujours exploitées, soit par manque de formation, soit à cause d?un certain ?eta despri de bann Mauriciens?.

Jean Claude de l?Estrac a aussi exprimé son inquiétude par rapport aux enregistrements au bureau du travail. Une inquiétude liée au fait que bon nombre de ceux qui y font des demandes cherchent exclusivement un emploi dans le secteur public.

Deux des secteurs qui subissent une croissance importante étaient également représentés sur le plateau de la MBC : le tourisme et le Business Process Outsourcing (BPO). Patrice Legris, Chief Executive Officer de l?Association des hôteliers et restaurateurs de l?île Maurice, a mis l?accent sur les besoins importants de l?hôtellerie, notamment une main-d??uvre formée. ?Nous connaissons la croissance et le phénomène de débauchage qui touchent le secteur? L?École hôtelière n?a pas la capacité suffisante de nous fournir la quantité d?employés dont nous avons besoin?, a-t-il maintenu.

La formation, telle que préconisée par la formule de l?Empowerment Programme représente l?une des façons de développer les ressources humaines en demande dans l?hôtellerie. Cette formation s?étale sur 12 à 18 mois et est financée à moitié par l?employeur, le reste provenant de l?Empowerment Programme.

Le secteur BPO, qui mise aussi sur la formation, est, malgré une croissance notable, victime de préjugés. ?Il n?y a pas une bonne connaissance de notre marché et il y a donc un mismatch des compétences?, a expliqué Vidia Mooneeyan, professionnel du secteur BPO, intervenant sur le plateau de la MBC.

Avec le Job Fair 2007, les organisateurs espèrent encourager une prise de contact direct entre demandeurs d?emploi et employeurs cherchant à recruter. ?Bizin fer bann dimounn ki pa pe travay sorti ek connecte dan leconomi. Dan bann nouvo secter cot ena travay?, a fait ressortir Raj Makoond, directeur du Joint Economic Council. Il a, de plus, rappelé l?environnement économique du pays qui est en pleine mutation et qui n?évolue plus au sein d?une économie protégée.

Quant aux postes à pourvoir, des possibilités d?emplois existent notamment dans le tourisme, la construction et le BPO. Dans le domaine de la construction, 3 100 postes sont déjà disponibles. L?industrie touristique nécessitera environ 3 000 personnes additionnelles pour la période 2007-2008 et le secteur BPO devrait employer 12 000 personnes de plus dans les deux années à venir.s

Publicité