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Cybercriminalité
Vers une nouvelle ère de contrôle des réseaux sociaux
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Cybercriminalité
Vers une nouvelle ère de contrôle des réseaux sociaux
Les autorités souhaitent renforcer la sécurité et la confiance dans l’espace numérique.
Le ministère des Technologies de l’information, de la communication et de l’innovation lancera prochainement des consultations auprès des parties prenantes afin d’établir un mécanisme de vérification d’identité pour les utilisateurs des réseaux sociaux. Annoncé après le Conseil des ministres le vendredi 5 juin 2026, ce cadre proactif vise à lutter contre l’utilisation abusive des profils et plateformes numériques.
La vérification d’identité sur les réseaux sociaux est devenue un enjeu central à l’ère du numérique. Elle touche à la confiance, la sécurité et la responsabilité, tant pour les utilisateurs que pour les plateformes et les institutions publiques.
Dans ce contexte, ces consultations visent à répondre aux préoccupations liées à la diffusion d’informations fausses ou trompeuses, à l’usurpation d’identité, à la diffusion de contenus diffamatoires, haineux ou préjudiciables, aux escroqueries et fraudes en ligne, ainsi qu’à la diffusion de contenus pédopornographiques et d’autres contenus illégaux.
Selon le ministre Avinash Ramtohul, le phénomène le plus préoccupant actuellement est celui des escroqueries en ligne, souvent facilitées par des techniques de social engineering. «Entre janvier 2026 et aujourd’hui, 2 300 cas de préjudices en ligne ont été signalés», précise-t-il. Il insiste sur le fait que de nombreux cas ne sont jamais rapportés aux autorités.
Avinash Ramtohul annonce des consultations sur la vérification d’identité sur les réseaux sociaux.
Avinash Ramtohul explique que ce type d’escroquerie débute souvent par une demande de «code de vérification», prétendument nécessaire pour enregistrer un compte. Une fois ce code transmis, l’escroc peut prendre le contrôle du compte WhatsApp de la victime et envoyer des messages à ses contacts en prétendant être en difficulté financière et en sollicitant de l’argent.
Si suffisamment de personnes tombent dans le piège, cela peut rapidement s’accumuler en une somme conséquente, avec des exemples de fraude totalisant Rs 500 000 perpétrées en très peu de temps. «Ces techniques exploitent la vulnérabilité, surtout chez les personnes âgées et les enfants», souligne-t-il.
Le ministre évoque également des conséquences plus graves. «Certains cas ont même conduit à des suicides d’adolescents, souvent aggravés par la pression sociale et la diffusion de photos intimes. Cela soulève des questions sur les protections que le gouvernement peut mettre en place pour assurer la sécurité de ces groupes vulnérables.»
«En réponse à ces préoccupations, le gouvernement cherche à briser le statu quo et à créer un espace cybernétique plus sûr pour tous. Des consultations avec divers acteurs concernés vont avoir lieu pour recueillir leurs avis tout en cherchant à comprendre comment lutter contre ces problèmes tout en respectant la vie privée et la liberté d’expression. C’est un défi de taille, car des solutions peuvent être facilement contournées et les aspects techniques comme l’utilisation de VPN compliquent encore davantage les choses», a précisé le ministre.
Des discussions avec les plateformes des réseaux sociaux devront également se faire. Avinash Ramtohul rappelle que certains d’entre eux peuvent ne pas être d’accord avec la politique du gouvernement, mais il rappelle que, selon l’article 1 de la Constitution, c’est la loi de Maurice qui doit être appliquée sur notre territoire. «J’ai tiré la sonnette d’alarme depuis que j’occupe ce ministère. Nou anvi fer bann konsiltasion osi vit ki posib. Nou ena enn kalandrie lezislatif ki nou bizin respekte. Mais on a encore six mois dans cette année, on va faire le maximum pour les consultations», conclut-il.
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