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L?ancien vice-président irakien Ramadan a été exécuté

21 mars 2007, 20:00

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L?ancien vice-président irakien Taha Yassine Ramadan a été exécuté à Bagdad, a dit son fils à la chaîne de télévision al Djazira.

Ahmad Ramadan a précisé que son père serait inhumé dans la région de Tikrit, non loin de l?endroit où a été enterré l?ancien président Saddam Hussein, pendu comme lui après avoir été condamné pour crimes contre l?humanité.

?Ce n?était pas une exécution, c?était un assassinat politique?, a déclaré par téléphone Ahmad Ramadan, de Sanaa, la capitale yéménite.

L?exécution de Ramadan n?avait pas tout de suite été confirmée par les autorités irakiennes.

Lundi, des sources judiciaires ont rapporté que les avocats de Ramadan avaient été informés de ce que leur client serait pendu avant-hier à l?aube.

En première instance, Ramadan avait été condamné à la prison à vie en novembre au terme du procès des responsables présumés du massacre de 148 chiites à Doudjaïl dans les années 1980.

Ce procès avait débouché sur la condamnation à mort et la pendaison de Saddam Hussein et de deux autres ex-dirigeants irakiens, Barzane al Tikriti, le demi-frère de l?ex-raïs, et Aouad al Bandar, qui présidait alors le tribunal révolutionnaire irakien.

Mais une cour d?appel avait ensuite disposé que Ramadan méritait aussi d?être pendu, ce qu?a confirmé le 12 février le président de la Haute Cour, Ali Al Kahachi, bien que l?accusé maintienne n?avoir ?rien fait de mal?.

?Je jure devant Dieu tout-puissant que je suis innocent et qu?il se vengera sur quiconque m?a accablé?, s?était alors exclamé l?accusé, issu d?une famille de paysans de la région de Mossoul, dans le nord du pays, où il a été capturé par des combattants kurdes en août 2003 avant d?être livré à l?armée américaine.

Selon l?ONG Human Rights Watch, non seulement le procès initial des responsables du massacre de Doudjaïl a laissé à désirer du point de vue de l?équité, mais en outre les preuves de l?implication de Ramadan dans cet épisode sont ténues.

Pour sa part, Louise Arbour, haut-commissaire des Nations unies aux droits de l?homme, avait invité la Cour a épargner la vie de l?accusé en faisant valoir que la peine de mort était contraire au droit international.

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