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BP 247

22 novembre 2006, 00:00

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Mosquitoes and the economy

Quite possibly you have given the subject enough ?spread? already? That being a good word for a virus which could still wipe out the current good progress being made in the island?s Tourism sector?

But if it?s not yet stale news, may I offer you (anonymously, please) the enclosed photograph of the ?water? in my neighbouring swimming pool; which is, as you would guess, in the neglected and overgrown ?garden? of the absentee-owners of whom we have so many in Flic-en-Flac? and a lot of other places. I happened upon this festering, stagnant pool when searching for my dog, who had temporarily gone awol. I suspect also that he (the dog) had been swimming there, and bringing home: who knows what?

The owner of this health hazard is unknown, and the District Council cannot?apparently?offer any help on this either. Poor consolation to those in the locality (and indeed in the whole country) who are taking a serious view of mosquito-borne viruses.

My own family and myself caught the Chikungunya infection back in 2005, and don?t need a Réunionnais to tell us that this virus is definitely no joke; and this is not to mention the fragility of the first pillar of the economy, Tourism. That industry in Réunion will take a couple of years to recover, and Mauritius cannot afford that!

Over to you! And good luck to anyone who can track down all the absent landlords.

C. Z.

Tourisme : sur la bonne voie ?

Il y a environ deux mois, le directeur de l?Office national du tourisme, Karl Mootoosamy, expliquait que les Comptes Satellites du Tourisme (selon les recommandations de l?Organisation mondiale du tourisme (OMT)) permettraient à la Mauritius Tourism Promotion Authority (MTPA) de mieux cibler les écotouristes. Cette affirmation a de quoi semer le doute dans l?esprit des experts du tourisme quant à la capacité technique de notre équipe promotionnelle. En effet, ces Comptes Satellites du Tourisme servent à mesurer l?impact économique du tourisme et ne permettraient aucunement de déterminer le nombre d?écotouristes ni leur apport en termes de recettes touristiques. Pour plus de détails, se référer au site web de l?OMT www.unwto.org .

Il est important de voir si cette déficience en connaissances techniques se retranscrit dans les faits au niveau de la promotion. Malgré la croissance touristique, le secteur souffre d?un sérieux problème structurel, et que sa promotion à grand frais semble être mal ciblée. Au vu des résultats du premier semestre, la croissance dans les pays européens était de seulement 1,9 % malgré une forte poussée du marché français (+10,9 %) alors que le total a été en baisse de 3,1 % .

En termes de marketing, Maurice fait face à deux problèmes : premièrement elle se campe sur des marchés matures déjà acquis tels que la France alors que d?autres pays à forte propension à consommer des produits touristiques sont mis de côté. En ce sens, le développement des marchés des pays nordiques peut être vu d?un très bon ?il. Deuxièmement le faible taux de remplissage des hôtels est le résultat de plusieurs facteurs dont les prix exorbitants des chambres, que l?AHRIM devrait négocier à la baisse avec ses membres. Un autre facteur explicatif du faible taux de remplissage reste un ciblage quelconque des touristes et un manque de vision dans la libéralisation de l?espace aérien.

L?île Maurice est à un tournant de son développement touristique. Il serait temps, en ces périodes de sécheresse, de déterminer la capacité de charge de notre pays et de vérifier si notre politique qui tend à diversifier vers le bas de gamme répond aux exigences de nos hôtels ou favorise plutôt le développement d?un tourisme bon marché vivant chez l?habitant. Au lieu de se pavaner avec les Miss France, nos dirigeants devraient revenir sur terre, réfléchir à des solutions durables. Il serait temps de savoir combien d?argent est gaspillé dans la promotion, quelles en sont les retombées, n?est-ce pas les experts-comptables et docteurs en aménagement du territoire ?

A bon entendeur?

Rishi

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