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Les Chinois créeront 7 500 emplois à Maurice
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Les Chinois créeront 7 500 emplois à Maurice
En affaires, ils ne plaisantent pas ! Moins de deux semaines après la tenue du sommet de coopération avec l?Afrique, la Chine envoie une première délégation d?hommes d?affaires à Maurice. Venant de la province de Shanxi, ils sont au pays depuis lundi pour jeter les bases de la cité industrielle à Riche-Terre : la Tianli Cooperation Zone. Sur cinq ans, quelque 7 500 Mauriciens devraient y trouver un emploi. En 2007, des délégations de diverses provinces sont également attendues au pays.
Hier, le groupe a visité la filature de Tianli, à Belle-Rive, Quartier-Militaire, et y a participé à une première réunion. Dans l?après-midi, la délégation a rencontré les représentants du Board of Investment. Et aujourd?hui, elle rencontre le ministre de l?Industrie, Rajesh Jeetah.
A Maurice jusqu?au vendredi 24 novembre, la délégation, comprenant quatre présidents de société et un vice-maire, effectuera une étude qualitative et quantitative de l?environnement économique du pays. Les conclusions serviront de document de travail pour les prochaines délégations d?entreprises qui seront en mission à Maurice dès janvier 2007.
Marchés ciblés : Europe, États-Unis et l?Afrique
Le chef de la délégation, Yang Yushan, du département de commerce de la province Shanxi, ne cache pas les ambitions pour la cité industrielle, l?une des trois que la Chine veut aménager en Afrique. Les investissements s?élèveront à quelque 300 millions de dollars (Rs 10 milliards). Avec la concrétisation de ces intérêts chinois, c?est un nouvel axe de coopération qui démarre sur des bases solides et rapides dans l?exécution.
Un tiers de ces investissements viendra de Shanxi Tianli pour les infrastructures. Et la différence sera injectée par les entreprises qui s?y installeront. Yang Yushan a indiqué que ces usines de production porteront sur l?ingénierie légère, l?électroménager, la pharmaceutique, la transformation des fruits de mer et le sucre.
En sus des investissements massifs, le pays en tirera des bénéfices du point de vue de la main-d??uvre. Interrogé sur cet aspect, Yang Yushan, après un bref conciliabule, affirme que cette zone créera quelque ?7 500 emplois sur les cinq ans à venir pour les Mauriciens?.
Les marchés ciblés pour écouler les produits seront l?Europe, les Etats-Unis et les pays africains, précise Yang Yushan. Or, leur priorité reste l?Afrique, accessible sans quota et tarifs douaniers, étant donné que Maurice est membre de la Southern African Development Community et le Common Market for Eastern & Southern Africa. ?L?Europe et les États-Unis sont secondaires dans leurs projets?, tient à souligner un des collaborateurs des hommes d?affaires chinois.
Le régime fiscal et le port franc sont les autres raisons ayant incité la Chine à implanter une cité industrielle sur le territoire mauricien. ?Avec des unités de production installées dans le port franc, les industriels pourront utiliser de la matière première sans la taxe sur la valeur ajoutée?, explique cette source.
Avant d?entrer de plain-pied dans la phase de réalisation de ce projet de grande envergure, les industriels chinois demandent une flexibilité de la part des autorités mauriciennes pour créer un environnement professionnel encore plus propice pour que davantage d?investisseurs chinois viennent à Maurice.
?Nous croyons fermement que la création de cette zone économique sera très bénéfique pour l?économie mauricienne et améliorera les relations entre Maurice et la République populaire de Chine?, a fait ressortir Yang Yushan.
Des expansions à venir
Expliquant la célérité avec laquelle la Chine a réagi pour démarrer le projet, il a mis en avant la stabilité politique du pays sans oublier l?accueil favorable qu?a affiché le Premier ministre, Navin Ramgoolam, et sa délégation lors de sa participation au forum début novembre. D?ailleurs, le ministre des Finances, Rama Sithanen, avait eu des discussions avec des industriels de la province.
Cette présence soutenue de la Chine dans le paysage industriel mauricien n?est qu?un pas additionnel dans les relations entre ce pays et le continent africain. Jusqu?à récemment, la Chine privilégiait des investissements dans des pays africains producteurs de pétrole, en sa capacité de deuxième consommateur mondial.
En attendant que la zone économique et commerciale prenne forme à Riche-Terre, Tianli Spinning, exemple du gros capital chinois à Maurice, poursuit son expansion. La troisième phase coûtera Rs 1,6 milliard. Dix autres devraient suivre.
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