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Provoc?art
On ne sait plus où regarder. Aux quatre points cardinaux des émotions, le regard est déboussolé. L?unité est bousculée. Collage, écrits, peinture éclaboussée. Phrases-choc. Déclarations d?intention ressemblant à des déclarations de guerre. Un art qui ne laisse pas indifférent.
Celui de deux frères. Complices. Artistes. Ismet Ganti et Firoz Ghanty montrent leurs ?uvres à Mer-Rouge. Premier défi : ne pas se perdre en cherchant le lieu d?exposition. Et puis avoir du temps. Déjà qu?une exposition ne peut se visiter en coup de vent, celle de Ganti et Ghanty ( toute allusion à Dupond et Dupont serait purement fortuite et non voulue par l?auteur de ces lignes), vous happe. Vous prend par le blanc des yeux. Refusant de vous lâcher.
Quand en plus, ils exposent en simultané avec Tellus Negra Dei, qui occupe les locaux du Café des Artistes à Happy World House, le dédale des sensations est ouvert.
Premier niveau de lecture. Des corps de femmes nues. Explicite. Ne laissant rien (ou si peu) à l?imagination. Comme un cours d?anatomie. Avec des prises de positions (écrites seulement) à l?emporte-pièce. Provocantes à souhait.
Qu?y-a-t-il au-delà de la provocation ? Pourquoi avoir recours à cette forme d?expression ? D?ailleurs, qu?est-ce que la provocation ? Qui délimite le seuil du tolérable ? Une chose est sûre, les ?uvres exposées à Mer-Rouge provoquent surtout la discussion.
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