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Questions à Ved Jhaumal
● Depuis quand occupez-vous ce poste ?
Depuis mai dernier. J?ai été recruté par le Trust Fund, principalement en raison de mes engagements sociaux. En effet, j?étais et reste très actif au sein d?une société religieuse et des forces vives de mon village, Pointe-aux-Piments. Donc, j?ai une grande expérience du terrain et je fais mon travail avec beaucoup de volonté et d?amour. Car on ressent une grande satisfaction quand on aide ceux qui sont dans le besoin.
● Quel est votre constat ?
J?ai noté que s?il y a encore des poches de pauvreté, cela diffère d?un village à l?autre. Mais la principale cause menant vers la pauvreté est l?absence d?un toit pour la famille. Le deuxième problème concerne les gens qui se retrouvent dans la misère à cause de l?abus d?alcool et de la drogue. Troisièmement, il y a de plus en plus des filles-mères. Ces personnes sont esseulées, dans leur coin.
● Comment procédez-vous pour les aider ?
En leur donnant un toit, bien des problèmes sont réglés. En effet, nous cherchons un terrain à proximité des parents des victimes et nous leur offrons du bois et des feuilles de tôle pour construire au minimum deux chambres. Il y a également le projet gouvernemental qui vise à donner un toit aux plus vulnérables. Nous aidons ces familles à obtenir une fourniture d?eau et d?électricité. Quant à ceux affectés par l?alcool et la drogue, nous essayons de les conscientiser sur les méfaits de ces fléaux. Nous faisons aussi de notre mieux pour les aider à trouver un emploi ou à se lancer dans des projets de petites entreprises. D?autant que le gouvernement leur offre beaucoup de facilités. Au sujet des filles-mères, je cherche à leur trouver un toit et les rendre financièrement indépendantes. Elles peuvent obtenir des emprunts pour des projets de micro-crédits.
● Vous assurez-vous du suivi de ces personnes ?
Evidemment. Il ne suffit pas de trouver une solution et de partir. Je note qu?il y a un grand désir de cette catégorie de gens à sortir de la misère. Ils ont une véritable volonté de se lancer dans des projets.
● En dehors des individus, aidez-vous des associations ?
Oui. Récemment, on a aidé à mettre sur pied une école pour enfants handicapés à Triolet, le Sir Seewoosagur Ramgoolam Disabled Centre. Nous travaillons sur d?autres projets de ce genre. Je constate également que dans certaines régions, des écoliers ont des difficultés pour aller à l?école, faute de matériel scolaire. Prochainement, on va offrir ce matériel aux enfants qui en ont besoin, pour qu?ils soient mieux armés pour poursuivre leurs études.
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