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Maurice se branche au câble EASSy
Surfer pour des tarifs bien moindres. En adhérant au consortium qui pilote le projet de câble sous-marin à fibre-optique, nommé EASSy (Eastern Africa Submarin System), Maurice fait un pas sérieux dans ce sens. Le pays signe officiellement son adhésion aujourd?hui.
Le câble permet la connexion des pays de la côte est de l?Afrique, Madagascar et Maurice, aux autres câbles internationaux vers l?Europe et l?Asie (et de là au reste du monde) à partir de fin 2007. Le EASSy mesurera 9 900 kilomètres et reliera l?Afrique du Sud, l?Ethiopie, Madagascar, les Seychelles, le Botswana, le Mozamique, la Tanzanie, le Soudan, le Kenya et Maurice pour ensuite se connecter à d?autres câbles. Son point de départ est situé à Mtunzini (Afrique du Sud) et son arrivée à Port Soudan (Soudan).
Ce nouveau câble devrait permettre d?accroître le débit disponible. Il améliorerait également la sécurité de fonctionnement, notamment en cas de panne sur le SAFE.
Le principal avantage est que Maurice et ses opérateurs pourront vendre leurs services à un coût moindre et mieux se placer sur le marché international du Business Process Outsourcing (BPO). Car lors d?une conférence de presse en juin dernier, le ministre Sinatambou avait indiqué que EASSy permettrait de diviser par trois le coût des télécommunications, du moins en ce qui concerne la bande passante à l?international.
Le ministre avait ajouté que pour connecter Maurice à ce câble, il faudrait débourser entre Rs 924 millions et Rs 2,3 milliards, dépendant de l?option que choisira Maurice. Mais des changements majeurs seraient intervenus sur les prix.
Le gouvernement estime que si Maurice est absente de la trajectoire de ce câble, elle risque de perdre du terrain par rapport aux autres pays africains en termes de compétitivité sur le marché du BPO. En d?autres mots, si Maurice veut rester branchée, elle doit se connecter.
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