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Haut les corps !

18 novembre 2006, 00:00

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«Miracle, dit Sanedhip Bhimjee. Les artistes sont toujours optimistes». Mais leur patience a aussi des limites.

«Nous artistes, nous sommes seuls. L?occasion nous est donnée de pouvoir monter sur scène ensemble et de dire les choses, ensemble,» explique Andre Rendon.

La plupart des troupes ont des écoles de danse pour concilier travail et passion. Mais en tant qu?artistes, dit Eva Dalais, «on aime la scène, mais on ne peut pas vivre de ça. On dit que l?art n?a pas de barrières mais on met des barrières aux artistes».

Un déjà-vu, déjà entendu, de plus en plus alarmant. Même rengaine diront même certains. Mais les artistes et les promoteurs d?art à Maurice ne se plaignent pas pour rien. Trop peu d?artistes vivent de leur art, de leur métier, de leur vocation.

«Ce spectacle, c?est un cri, pour dire que l?on existe. La société est en train de pourrir. Les gens ont besoin de l?art et culture, de beauté. En 2006 nous sommes encore obligés de tenir ce discours. Les décideurs ne comprennent pas, ne croient pas dans l?art».

Le temps est venu que les artistes soient solidaires, sur la même longueur d?onde et sur la même scène. L?union fait la force est le leitmotiv du spectacle Quand l?île danse, qui sera l?événement de début décembre.

Ainsi, le spectacle réunira sur scène, six compagnies de danses, des artistes, danseurs et chorégraphes tels que Sanedhip Bhimjee et Anna Patten, Teresa David, Eva Caillé-Dalais et Claud Paul Henry, Anthony Joseph, Stellio et Andrea Grenouille.

Chacun présentera ses créations, anciennes et/ou nouvelles avant une grande «surprise». Et au final, ce sera une heure trente de danse, latino, khatak, classique, modern, jazz, hip-hop. Cette grande rencontre n?est possible que grâce au concours de la Fondation Spectacles et Culture, qui depuis 2002 soutient la création artistique. On lui doit cette année les spectacles, Il faut de tout pour faire un monde, Terre d?Orages, REM, Zenfan Lari.

Quand l?île danse, sera un échange de bons procédés. Permettant aux artistes de monter sur scène, d?échanger avec les différentes troupes et avec le public. Permettant aussi à la Fondation de récolter des fonds pour aider d?autres créations à l?avenir et autres projets, à commencer par le gros chantier du Plaza, et le mécénat d?écoles d?art pour les enfants défavorisés.

«D?autres projets qui viendront en cours de route», ajoute Françoise Lamusse, secrétaire de la Fondation. «On cherche toujours des donations, des sponsors, mais c?est de plus en plus difficile». Déjà plusieurs projets pour 2007, dont l?opérette, Pays du soleil et un spectacle qui mêlerait danse, musique et chant, avec Eva Dalais et une formation de jazz.

Quand l?île danse, le 1er décembre au MGI

Billets : Rs 250 enfants - de 12 ans/Rs 100/ 350/ 500

Disponibles sur le Rézo Otayo

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