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REVUE DE PRESSE
● CONGO VISION
Bemba conteste la victoire de Kabila
Jean-Pierre Bemba a refusé de reconnaître la victoire de Joseph Kabila, chef de l?Etat sortant, à l?élection présidentielle en République démocratique du Congo (RDC). «Je suis au regret de dire à notre peuple et à la communauté internationale que je ne peut pas accepter ces résultats qui sont loin de refléter la vérité des urnes. Je prends l?engagement d?user de toutes les voies légales pour faire respecter la volonté de notre peuple», déclare le vice-président sortant dans un communiqué. Les résultats provisoires annoncés mercredi soir par la Commission électorale indépendante (CEI), qui doivent être confirmés par la Cour suprême, créditent Kabila de 58,05% des voix, contre 41,95 % à Bemba. Kofi Annan, secrétaire général de l?Onu, a invité les Congolais à «accueillir les résultats dans le calme, avec responsabilité et en s?abstenant de tout recours à la violence». Des affrontements à l?arme lourde, qui ont fait une trentaine de morts, avaient opposé en août les partisans des deux camps à Kinshasa, à l?annonce des résultats du premier tour. Jeudi, à l?exception de rares débordements qui ont donné lieu à quelques arrestations, un calme tendu régnait dans les rues de la mégapole, où les casques bleus de la Mission des Nations unies en RDC (Monuc) ont été déployés en nombre.
● LE PETIT JOURNAL
Une victoire Royal
Ségolène Royal a bien le droit de rayonner : elle a écarté DSK et Fabius dès le premier tour de la primaire socialiste. Il a fallu attendre jusqu?à tard dans la soirée pour connaître les premières estimations officielles du scrutin organisé par le PS pour désigner son candidat à l?élection présidentielle. Mais pas de doute, il va s?agir d?une candidate. C?est même un raz de marée qu?a réalisé Ségolène Royal, balayant d?un revers de la main les spéculations qui voulaient laisser croire à un deuxième tour pour cette primaire entre elle et Dominique Strauss-Kahn ; Laurent Fabius, lui, n?a jamais vraiment semblé dans la course. Le score exact de Ségolène Royal devrait tourner autour de 55 ou 60 % des suffrages. C?est à son compagnon, François Hollande, en sa qualité de premier secrétaire du PS, qu?il reviendra d?annoncer les résultats officiels et de déclarer Ségolène Royal gagnante. Mais hier vers minuit, Stéphane Le Foll, directeur de cabinet de Hollande, s?est néanmoins permis de déclarer : «Il n?y aura qu?un seul tour et Ségolène Royal sera la candidate du parti socialiste» pour la présidentielle de 2007. Près de 180 000 militants, soit environ 80 % des effectifs des 64 fédérations socialistes, se sont rendus aux urnes, pour donner la victoire à Ségolène Royal. Suite à son prévisible succès, Ségolène Royal s?est exprimée depuis son fief de Melle, dans les Deux-Sèvres. Visiblement émue, la présidente de la région Poitou-Charente a déclaré : «Je mesure l?honneur qui m?est fait (et) aussi le fait de recevoir cet élan, d?être choisie de cette façon-là».
● L?Express de Madagascar
Campagne électorale : lutte d?affluence entre les candidats
La propagande s?anime petit à petit et les candidats commencent à trouver leur rythme, selon leurs disponibilités Les «foules-contacts» battent leur plein. A défaut de sondages fiables et objectifs sur l?intention de vote des citoyens, l?importance des candidats se mesure à l?aune des meetings qu?ils organisent. Et avec ce baromètre à l??il nu,la palme revient à Marc Ravalomanana. Parfois, il est lui-même stupéfait de l?accueil que lui réservent ses partisans. «A Andapa, nous avons fait le plein au stade. C?est une région qui offre de vastes espaces pour l?agriculture. Par ailleurs, l?unité nationale reste une vue de l?esprit sans les routes qui permettent aux diverses populations du pays de faire connaissance», a-t-il mentionné à Ankazobe. Le succès populaire de Marc Ravalomanana dans le Nord du pays dément de façon éclatante la présumée hostilité des populations de cette région à l?encontre des Merina, l?ethnie du président en exercice. La crise de 2002 a fini par annihiler le clivage ethnique merina-côtier. Ce qui explique cette véritable réussite de Marc Ravalomanana dans le nord. Derrière le président en exercice, Norbert Lala Ratsirahonana donne une réplique valable en matière de meetings. Après un début prometteur à Ambohidratrimo, il a enregistré beaucoup de succès sur l?axe sud où il poursuit sa campagne. La dextérité oratoire de Norbert Lala Ratsirahonana est très appréciée par les Malgaches. A part l?explication de son programme, le discours du président national du parti Asa vita ifampitsarana (AVI) comporte des critiques virulentes vis-à-vis de Marc Ravalomanana. Herizo Razafimahaleo, de son côté, retrouve peu à peu les sensations des rencontres directes avec les citoyens. Après des visites dans les bas quartiers de la capitale et les environs d?Antananarivo, il s?attaque aux districts de l?ouest du pays.
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