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« Il faudra pendre des décisions difficiles »

5 novembre 2006, 00:00

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<B>Quelles seront les suites légales aux conclusions du rapport ? </B>

Nous allons procéder à la soumission du rapport auprès de l?Independent Commission against Corruption (Icac) dès lundi, et le comité ministériel se penchera de nouveau sur les recommandations du rapport, vendredi prochain.

Il faut savoir que nous sommes tenus d?aller devant l?Icac et d?autres instances, comme la police, etc. Les cas suspects sont nombreux et nous allons utiliser tout l?arsenal dont nous disposons.

Par exemple, le cas des palmiers et lampadaires manquants devra être soumis à la police.

<B>Comment compte procéder le comité ministériel pour redresser la barre ? </B>

Cela dépend directement du ministère concerné. Mais c?est précisément sur cela que le comité se réunira régulièrement pour essayer de trouver comment faire pour sauver ce qui peut l?être. Nous nous donnons un trimestre pour finaliser un plan de redressement, car il faut retenir que chaque mois qui passe, des millions partent en fumée dans les intérêts. Or, nous allons peut-être devoir perdre plusieurs centaines de millions pour arrêter l?hémorragie. Il faudra du courage pour prendre des décisions difficiles, et revoir certains tarifs à la hausse ne sera pas nécessairement profitable. Nous devrons aussi décider de ce qu?il adviendra du Rose-Belle Business Park, du cybervillage et de la deuxième cybertour.

<B>Comment réagissez-vous devant

la perception que le rapport du « Fact-Finding Committee » n?est qu?un outil pour un règlement de compte politique ? </B>

Si demain nous commettons des erreurs dans le gouvernement, nous serons aussi appelés à en répondre devant la loi. Il y a une différence entre la rédaction du rapport et son utilisation. Les conclusions du Fact-Finding Committee sont riches en leçons. Il faudra mener des enquêtes, comme dans tout domaine. Et il ne s?agit pas là d?un règlement de compte car la cybercité est une image que nous essayons de vendre à l?étranger.

Si cette image est entachée, nous n?arriverons jamais à ériger le secteur comme un pilier économique. Il faut que nous nous rendions compte qu?une cybercité n?est pas un bâtiment pour centre d?appels. Il faudra que nous réfléchissions sur la manière d?aborder l?avenir. Il faudra aussi peut-être accepter à effacer l?ardoise dans certains cas.

Propos recueillis par <B>Amrish BUCKTOWARSING</B>

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