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La vente du gaz se complique
C?est l?impasse. Les bonbonnes de gaz se vendent déjà au compte-gouttes dans les stations-services. Mais le marché risque d?être davantage perturbé, la croisade de la Petrol Dealers Association contre le ministère du Commerce ne donnant pas de signe de dénouement positif.
L?association, qui gère 115 stations-services du pays, envisage de ne plus vendre de bonbonnes de gaz, notamment à cause de la faible marge de profits perçus. La Petrol Dealers Association a ainsi maintenu son assemblée générale du 8 novembre à la Hindu House à Port-Louis pour décider de la marche à suivre. Ashok Rughooputh, secrétaire de l?association, explique que les tentatives pour obtenir une rencontre avec le ministre du Commerce, Rajesh Jeetah, ont été vaines. ?J?ai été personnellement au ministère du Commerce et j?ai pris des rendez-vous avec la secrétaire du ministre à plusieurs reprises le mois dernier mais en vain.? Il affirme que l?association n?a ?d?autre choix que de cesser de vendre des bonbonnes de gaz à perte?.
La Petrol Dealers Association estime que la marge de profits doit être révisée à la hausse, soit d?au moins 20 sous par kilo vendu. En fait, c?est le ministère du Commerce qui décide de la marge de profits à accorder aux revendeurs de gaz ménager. Le dernier exercice remonte à plus de quatre ans. Et le prochain exercice est prévu en janvier 2007 lors de la prochaine réunion de l?Automatic Pricing Mechanism.
D?ici là, sur chaque bonbonne de 12 kg écoulée, le revendeur perçoit Rs 7.20. Sur celle de 5 kg, il perçoit Rs 3 et sur la bonbonne de 6 kg, Rs 3.60. Ashock Rughooputh fait remarquer que les profits nets sont de Rs 2 800 sur 100 bonbonnes vendues par mois. ?Mo bizin paye enn gardien Rs 9 000 par mois pour vey bann bonbonn gaz la. Parfoi ena madam vinn aste gaz et mo bizin fer apel a enn pompis pou lev bonbonn et depoz dan loto. Sa oci bizin paye zot enn lamone en plis. Tou filling dan mem pozition ki moi.?
Maurice Lionnet, un des directeurs de Shell, compagnie qui, avec Total, commercialise le gaz, explique que si le mot d?ordre de ne plus revendre le gaz ménager sur les stations-services est maintenu, quelque 60 000 consommateurs seront pénalisés. Il ajoute cependant que, pour le moment, il n?y a aucune pénurie, même si le marché est quelque peu perturbé par des pénuries artificielles notamment à cause de certains revendeurs qui, semble-t-il, ne veulent plus vendre à perte.
Il estime toutefois que le business se poursuivra car le pays compte un millier de revendeurs de gaz ménager. Maurice Lionnet précise que ce sont ceux qui vont livrer le gaz à domicile qui vont bénéficier de la situation.
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