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Sharon Bhurtun Impressionnée
Sharon Bhurtun est rentrée au pays après un stage d?un mois au centre de haut niveau de Zheng Ding. La championne de Maurice, qui a profité de ce séjour pour approfondir ses connaissances techniques, s?est dit impressionnée par le fonctionnement du centre.
?C?est un vrai camp militaire. Les pensionnaires du centre qui sont âgés entre 4 ans et la vingtaine ne font rien d?autre que jouer au ping pong. Ils sont hébergés et nourris au centre. Ils reçoivent la visite de leurs parents de temps à autre et sont autorisés à rentrer chez eux une fois l?an, soit pour la fête du printemps?, raconte Sharon Bhurtun.
La discipline et la rigueur sont les maîtres-mots au sein de ce centre qui abrite quelque 75 pongistes. Ces derniers s?entraînent sans répit, c?est-à-dire sept jours sur sept.
?L?heure du réveil est fixée à 6h. Ce sont les entraîneurs qui se chargent de réveiller leurs poulains. La première séance d?entraînement consacrée à la préparation physique débute à 6h30. Les pongistes prennent le petit-déjeuner à 7h30 avant de s?attaquer à nouveau aux entraînements de 8h30 à 11h. Le déjeuner est servi à partir de 12h et à 12h30, c?est l?heure obligatoire de la sieste. À 15h00, c?est reparti pour une nouvelle séance d?entraînement d?une heure et demie. Ils dînent tout de suite après.
Les filles se font gifler
À peine qu?ils aient eu le temps de se reposer les revoilà partis pour la dernière séance d?entraînement qui a lieu de 19h à 20h30. Le plus impressionnant c?est de voir des filles de 15 ans se faire gifler par leurs entraîneurs?, relate-t-elle, encore émue de son passage dans ce centre qui peut être qualifié comme une machine à produire des champions.
Les Chinois, raconte Sharon Bhurtun : ?ne lésinent pas sur les moyens non plus. Le centre est doté de trois gymnases dont un est réservé aux sélections chinoises, garçons et filles, qui viennent s?entraîner pour une période de trois mois avant d?enchaîner avec les compétitions?, souligne-t-elle.
Nos compatriotes ? Wendy Kwock Choon était également à Zheng Ding ? n?ont pu s?adapter au rythme auquel s?entraînent leurs homologues chinois. ?Nous avons quand même essayé de nous entraîner au moins deux fois par jour. C?était une expérience enrichissante. Même si un mois n?est pas suffisant pour tout apprendre, je me suis initiée à de nouvelles techniques. Dommage que les championnats d?Afrique, qui devaient se tenir le mois prochain, aient été renvoyés. J?aurais certainement pu faire bonne figure après mon passage en Chine?, poursuit-elle.
Même si c?était très dur de danser au même pas que les Chinois, Sharon Bhurtun confie que c?est une expérience à renouveler.
?Je comprends finalement pourquoi la Chine est le numéro un au monde en tennis de table?, conclut-elle.
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