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Air France veut faire la différence

23 octobre 2006, 00:00

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Air France ne craint pas la concurrence de Corsairfly. La première compagnie aérienne française est présente depuis près de 60 ans, sur la desserte Paris-Maurice. Sa rivale arrive ce mercredi avec deux vols hebdomadaires. Marc Benmergui, le directeur d?Air France à Maurice, réaffirme l?attachement d?Air France à la destination mauricienne.

?Si Corsairfly apporte une nouvelle clientèle, c?est parfait (?) S?il y a plus de trafic, tout le monde va y gagner.? Air France consolide sa position. Plus de confort dans les avions, voire des produits individualisés. ?Nous vendons un service avant de vendre des sièges uniquement?, dit Marc Benmergui. Et pour lui, si Corsairfly annonce des tarifs intéressants, c?est ?normal?. Les deux compagnies ont l?habitude de se croiser sur les routes Paris-Madagascar et Paris-Réunion.

Mais ce sont surtout les fréquences qui devraient faire la différence, entre les deux compagnies : 16 vols hebdomadaires, partagés équitablement avec son partenaire Air Mauritius. Air France assure un Paris-Maurice tous les jours. Et certains jours ce sont trois vols?

Les relations avec le partenaire, Air Mauritius, sont, elles aussi, au beau fixe malgré les ?zones de turbulences? que traverse la compagnie mauricienne. ?Il est important qu?Air Mauritius retrouve sa stabilité. Mais nos opérations ne sont pas perturbées?, garantit Marc Benmergui.

Il reconnaît les effets néfastes de la crise du chikungunya. Mais il se réjouit cependant que la ?chute? des arrivées de France et de Réunion a été ?rééquilibrée? par les performances des autres marchés, notamment européens. Un rééquilibrage dont Air France a été partie prenante.

?Le trafic européen a augmenté. Chez Air France, nous avons augmenté nos ventes au départ d?Italie, de Grande-Bretagne, d?Allemagne, d?Espagne, à travers le hub de Paris?, précise le directeur d?Air France. Autrement dit, la compagnie française a contribué indirectement à l?explosion d?un marché comme l?Italie qui bénéficie d?un nombre limité de vols directs sur Maurice, et directement à l?émergence du marché espagnol, avec les vols Madrid-Paris-Maurice.

Et puis, les engagements de voyage pris pour les semaines à venir sont bons. Marc Benmergui affiche donc l?optimisme, pour la destination mauricienne, sur le marché français. Un marché qui atteint quelque 44 % des parts. ?Ça va repartir. Mais il est toujours plus difficile de passer de 44 % à 46 % des parts de marché que de 10 % à 15 %?, insiste encore le directeur d?Air France. La ?belle image? de Maurice est préservée.

Mais pour le premier marché de la destination mauricienne, tout dépendra de l?été. ?On va bientôt être fixé. Mais je pense aussi qu?il y a une bonne communication qui reconnaît qu?il y a un moustique mais que le sujet est sous contrôle.?

Ainsi, si le besoin se fait sentir d?augmenter les fréquences, Air France n?hésitera pas. ?Si la demande est là, nous serons prêts à y répondre. En ce moment, il y a une offre plus forte mais il y a des moments précis où tout le monde veut partir en vacances. Si nous voulions répondre de façon optimale, il faudrait y mettre toute une flotte. Cela serait caricatural.? Autrement dit, il y aura toujours, en période de pointe, une adéquation.

Par ailleurs, Air France a été partie prenante du salon touristique de l?océan indien, le SETIL, qui a lieu début octobre à Pailles. L?idée était objectivement intéressante mais la date choisie était-elle opportune ? Marc Benmergui estime que non. ?Mais nous nous sommes dits que si nous n?y allions pas, la dynamique en souffrirait. Nous avons donc souhaité accompagner le SETIL à un moment où Maurice était particulièrement vulnérable?, précise-t-il encore.

Air France avait donc proposé des tarifs spéciaux et avait également transporté trois journalistes européens. ?Il y a finalement eu très peu de congressistes de France?, indique Marc Benmergui. Pour lui, les organisateurs du prochain salon devront donc tenir compte de la date et peaufiner le contenu.

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