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Les ?Passerelles? s?allongent
Ne pas tourner en rond. éviter la stagnation. Jeter des ponts entre la créativité venue des îles de l?océan Indien, de la Malaisie et de la Thaïlande. C?est là le principe de Foot Bridge Visual Encounter, exposition qui s?est ouverte le 23 septembre au Siam Museum en Thaïlande.
Parmi les maillons de la chaîne (neuf artistes venus de quatre pays), figure notre compatriote Saïd Hossanee.
Il y présente une série sur les voiliers. Des ?uvres en losanges ? comme des voiles ? que le peintre a déclinées sur plusieurs tableaux, car ?un seul n?aurait pas suffi pour exprimer toute la force que j?ai en moi ?.
Passerelles est loin d?être une aventure nouvelle. Elle a débuté chez nous en 2002 à l?Alliance française. Cette année-là, Saïd Hossanee avait eu l?occasion de présenter ses créations aux côtés de celles des Malaisiens Abdul Rani Majid et Mohamed Dawa Najib. Principe de ces expositions : les artistes hôtes sont invités à leur tour par les plasticiens qu?ils ont accueilli. Ce fut chose faite en juillet 2003 quand le Mauricien eut l?occasion d?exposer à l?Alliance française de Penang.
?Dans le concept de Passerelles, il n?y a pas de métissage ?, explique Saïd Hossanee, quand on lui demande ce qui l?attire dans ces rencontres artistiques. ?Chacun conserve son identité, au final, cela fait comme un petit musée universel .?
Pourquoi pas de Passerelles entre artistes locaux ? ?Des collectifs ont vu le jour, j?en faisais d?ailleurs partie?, se souvient le peintre. ?Et puis, on a senti que l?on tournait en rond, chacun avait besoin de sa liberté.? Et quels sont les points communs entre les Malaisiens et le Mauricien ? Saïd Hossanee répond sans hésiter que ce sont les couleurs, ?c?est ce qui crée une certaine homogénéité entre nos oeuvres?.
Tout commence en 2001. ?J?aime bien voyager ?, raconte simplement Said Hossanee. Son goût de la confrontation avec d?autres formes d?art s?est étendu cette année à des artistes de l?île s?ur. Les Réunionnais André Beton et Charly Lesquelin et les Thaïlandais Muhammad Rojana Udomsat, Tha Na Korn Boonrat et Satawat Chuaynum font également partie de l?aventure cette année.
Richesse de perspective. Saïd Hossanee n?en conserve pas moins le sentiment d?être un homme seul. Un artiste qui n?a pas obtenu de soutien du ministère des Arts et de la Culture. Une absence de facilités qui fait que Saïd Hossanee, attiré par la Biennale de Singapour (première édition qui se tient actuellement), n?a pas voulu poursuivre plus avant ses contacts avec les plasticiens de ce pays. ?Je serais très gêné de profiter de tout ce qu?ils peuvent me donner et de ne pas pouvoir les accueillir de la même façon.?
Alors, il se console à l?idée que pour la Semaine de la Francophonie, l?exposition se déplacera vers l?Alliance française de Kuala Lumpur en mars 2007.
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