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Admises à l?hôpital après un avortement
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Admises à l?hôpital après un avortement
Des femmes venant des quatre coins de l?île y viennent pour se faire avorter. Et cela fait une douzaine d?années que dure cette pratique. Mais après un mois de surveillance à route Sadally, Vacoas, où un atelier de soudure a été transformé en ?clinique clandestine?, la police est passée à l?acte.
Lors de la descente policière, trois femmes venaient de s?y faire avorter. Elles sont dans un état de somnolence. Et ont dû être transportées à l?hôpital Victoria, Candos. Le Dr Satish Boolell, Chief Police Medical Officer, est appelé pour les examiner. Cela en présence du Dr Rajkumar, gynécologue. Constat : deux d?entre elles nécessitent une hospitalisation car des résidus de f?tus ont été décelés dans leur utérus. Elles devraient subir un curetage ce matin.
Les trois femmes sont : une habitante de Surinam, de 27 ans, une femme de Moka, âgée de 35 ans et une habitante de Riche-en-Eau, âgée de 37 ans. Celle-ci a pu regagner son domicile en début de soirée. Toutes les trois ont cependant expliqué qu?elles ont payé Rs 3 600 pour cette intervention.
Le directeur de cette ?clinique clandestine?, le Dr Shrinivassa Curpen, 67 ans, anesthésiste, employée sous contrat à l?hôpital Victoria, Candos, est aussi surpris sur les lieux. Le Dr Curpen, Roger Runganaiken, un infirmier à la retraite de 82 ans et deux habitantes de Mesnil qui travaillent à cet endroit, sont arrêtés. Un agenda contenant plusieurs noms, de même qu?une somme de Rs 11 000, est saisi.
Lors de son interrogatoire en présence de Mes Ashley Hurhangee et Dick Kwan Tat, le Dr Curpen est cependant pris d?un malaise. Il est conduit à l?hôpital de Candos. Le Dr Sudesh Kumar Gungadin, Principal Police Medical Officer, l?examine. Il rejoint l?avis du Dr Patel, cardiologue, qui recommande l?hospitalisation car le Dr Curpen est cardiaque. Shrinivassa Curpen est depuis 22 heures, samedi, à l?unité de soins intensifs du département cardiaque.
L?infirmier Runganaiken, les deux habitantes de Mesnil de même que l?habitante de Riche-en-eau qui s?est fait avorter comparaîtront en cour ce matin.
Cela fait un mois que le Central Divisional Commander, l?assistant commissaire de police, Vinod Appadoo, est en présence de certains renseignements selon lesquels des avortements sont pratiqués dans ce bâtiment. L?assaut a été donné, samedi, avec l?aide de plusieurs unités de la police de Vacoas, dont la force régulière, avec le surintendant de police Raghoobar et l?assistant surintendant de police, Ernest. La Divisional Support Unit et l?Anti-Drug & Smuggling Unit, menée par l?inspecteur Eddy Mungly, ont aussi participé à l?opération.
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