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Banque de Maurice
Réserves internationales brutes : Rs 471 milliards fin mai
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Banque de Maurice
Réserves internationales brutes : Rs 471 milliards fin mai
La BoM dispose d’un important filet de sécurité face aux chocs externes.
Les dernières données de la Banque de Maurice (BoM) montrent que les réserves internationales brutes (Gross Official International Reserves) ont atteint Rs 471 milliards, soit USD 9,8 milliards, fin mai, contre Rs 463,1 milliards à fin avril. Les réserves couvrent désormais 13,9 mois d’importations (hors services Global Business Companies – GBC) ou 10,2 mois lorsqu’on inclut les services du secteur Global Business.
À première vue, ces chiffres traduisent une situation extérieure robuste. Le niveau des réserves demeure largement supérieur aux seuils de prudence généralement retenus par les institutions internationales, qui considèrent qu’une couverture de trois à six mois d’importations constitue déjà un niveau confortable. Avec près de 14 mois de couverture, Maurice dispose donc d’un important filet de sécurité contre les chocs externes.
Cette progression s’inscr it également dans une tendance à long terme. En mai 2025, les réserves s’élevaient à USD 8,86 milliards (Rs 426 milliards). Un an plus tard, elles dépassent USD 9,83 milliards (Rs 471 milliards), soit une hausse de près de USD 1 milliard (Rs 45 milliards). Toutefois, une lecture plus fine invite à la prudence. Le niveau actuel reste inférieur au pic observé en février 2026, lorsque les réserves avaient atteint USD 10,42 milliards (Rs 500 milliards).
Réserves sous tension
Depuis ce sommet, elles ont reculé avant de se stabiliser autour de USD 9,8 milliards (Rs 471 milliards). Cette évolution suggère que les pressions sur les réserves n’ont pas totalement disparu, notamment dans un contexte mondial marqué par l’incertitude géopolitique, la volatilité des flux financiers et les fluctuations des devises. Par ailleurs, la BoM publie désormais deux mesures distinctes de couverture des importations, avec et sans les services des GBC. Cette approche améliore la transparence statistique, mais révèle aussi que la marge de sécurité est moindre lorsqu’on tient compte de l’ensemble des engagements extérieurs de l’économie.
Pour les marchés, ces réserves constituent un indicateur essentiel de la crédibilité macroéconomique. Elles soutiennent la stabilité de la roupie, rassurent les investisseurs étrangers et renforcent la capacité du pays à faire face à un choc externe ou à une détérioration soudaine de la balance des paiements.
Mais à moyen terme, la véritable question sera moins le niveau absolu des réserves que leur capacité à se maintenir durablement sans dépendre excessivement des flux financiers ni des interventions de la banque centrale. Maurice dispose aujourd’hui d’un coussin confortable ; le défi sera désormais de le préserver dans un environnement international de plus en plus incertain.
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