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Les héritiers de Kaya acceptent Rs 4,5 m
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Les héritiers de Kaya acceptent Rs 4,5 m
Heureux dénouement hier dans l?affaire de réclamation de Rs 10 millions opposant les héritiers du chanteur Kaya à l?Etat. Devant la Deputy Master and Registrar, Rehana Mungly-Gulbul, Véronique Topize a accepté l?offre gouvernemental, soit Rs 4,5 millions.
Toutefois, la veuve et ses deux enfants, Azariah et Lumiah, ne toucheront pas cet argent de sitôt, l?accord devant être ratifié devant le chef juge Ariranga Pillay ce 9 octobre 2006. ?Il y a seulement un accord de principe et nous n?avons pas encore été dédommagés, confie Véronique Topize. Je n?ai pas encore décidé de ce que je vais faire avec cet argent mais je voudrais bien construire une maison pour mes enfants. E lalit pou la verite pou kontinye.?
Hier matin, Véronique Topize arrive à la Cour suprême, accompagnée comme à l?accoutumée des membres de Lalit dont Lindsey Collen et Rajni Lallah. Après un brin de causette avec son avocat, Me Rex Stephen, elle pénètre dans la salle d?audience en attendant l?appel de son procès.
L?huissier de service appelle le procès et Me Stephen informe la Deputy Master que sa cliente accepte l?offre de l?Etat mais sans mentionner le montant. Le procès s?arrête là. Me Feroza Maudarbocus-Moolna, Chief State Attorney, déclare que l?affaire sera mentionnée devant le chef juge le 9 octobre pour ratifier l?accord entre les deux parties.
Pas d?argent pour la caution
Véronique Topize réclamait des dommages de Rs 10 m à l?Etat. Dans sa plainte et se basant sur le rapport de l?autopsie qui fait état de blessures multiples et de lacérations sur le corps de Kaya, elle accuse la police d?avoir brutalisé son époux alors qu?il était en détention. Elle indique que ce dernier était en bonne santé au moment de son arrestation à leur domicile, le matin du jeudi 18 février 1999.
Kaya avait avoué à la police avoir fumé du gandia, le 16 février 1999, lors d?un meeting organisé par le Mouvement républicain à Rose-Hill. Présenté le 18 février devant le tribunal de Rose-Hill, il n?a eu aucune objection de la police sur sa remise en liberté sous une caution de Rs 10 000. Mais ne pouvant fournir celle-ci, Kaya est reconduit en cellule policière. Il y meurt le dimanche 21 février et son décès provoque des émeutes à travers le pays.
Une enquête judiciaire est ordonnée par le Directeur des poursuites publiques mais après avoir entendu les témoignages, le magistrat Patrick Kam Sing conclut qu?il n?y a eu aucun foul play.
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