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Chagos deal

Le volet financier dans le flou

25 septembre 2026, 14:00

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Le volet financier dans le flou

La remise en question de l’accord sur les Chagos à la suite des déclarations du président américain Donald Trump ne porte pas seulement sur la souveraineté de l’archipel et l’avenir de la base militaire de Diego Garcia. Elle pourrait également avoir des conséquences sur le calendrier de mise à disposition de l’enveloppe financière prévue en faveur de Maurice.

Le gouvernement britan- nique a confirmé qu’aucun paiement ne serait effectué avant la ratification du traité. Or, après la décision de Londres de revisiter l’accord à la suite de l’opposition ex- primée par Donald Trump, le calendrier de sa ratification demeure incertain. Le président américain a récemment qualifié l’accord de «terrible», poussant le gouvernement britannique à reprendre les discussions avec Washington afin de tenter de parvenir à une formule acceptable pour les États-Unis.

Dans sa forme initiale, l’accord prévoit un paiement substantiel à Maurice en contrepartie du droit accordé au Royaume-Uni de maintenir et d’exploiter la base de Diego Garcia. Londres devait verser £165 millions (environ Rs 10,5 milliards, basé sur le taux du jour) par an pendant les trois premières années. À partir de la quatrième an- née, le montant devait pas- ser à £120 millions (environ Rs 7,6 milliards) par an.

À partir de la 14e année, ces £120 millions devaient être indexés sur l’inflation. L’arrangement est prévu pour une période initiale de 99 ans, avec une pos- sibilité de prolongation de 40 années supplémentaires sous certaines conditions. e chiffre de £101 millions (en- viron Rs 6,4 milliards) souvent cité correspond, lui, au coût annuel moyen calculé par le gouvernement britannique sur la période initiale de 99 ans et ne représente donc pas le montant que Maurice aurait effectivement perçu chaque année. En valeur actuelle nette, le coût du dispositif est estimé à environ £3,4 milliards (Rs 216 milliards).

À cette somme s’ajoutent deux autres engagements financiers. Un Chagossian Trust Fund de £40 millions (environ Rs 2,5 milliards) devait être créé au bénéfice des Chagossiens. Le RoyaumeUni devait également consacrer £45 millions (environ Rs 2,9 milliards) par an pendant 25 ans au financement de projets de développement et de bien-être à Maurice. L’enjeu financier est donc loin d’être négligeable. Mais ces montants ne constituent pas, à ce stade, des recettes acquises pour le gouvernement mauricien. Leur versement reste lié à l’entrée en vigueur de l’accord, elle-même conditionnée à sa ratification.

La nouvelle position de Washington introduit ainsi une incertitude supplémentaire. Si le Royaume-Uni devait modifier les termes du traité pour obtenir le soutien de l’administration Trump, les paramètres financiers pour- raient eux aussi être examinés. À ce stade, toutefois, les montants initialement négociés restent ceux prévus dans l’accord. La principale inconnue est désormais de savoir quand Maurice pourra effectivement commencer à percevoir ces sommes et si les conditions financières resteront inchangées dans une éventuelle version révisée du deal.

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