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Le secteur minier cherche le bon filon
Le développement du secteur minier est dépendant de la fiabilité de l?énergie. Le gouvernement, par le biais du ministère de l?énergie et des mines, organise les 6, 7 et 8 septembre, une réunion des acteurs des secteurs miniers et énergétiques.
Cette réunion stratégique qui se tiendra à Iavoloha, devra mettre en exergue les initiatives du ministère pour faire face au développement de ces grands projets miniers. La situation actuelle est caractérisée par la défaillance de l?énergie. Un fait qui pourrait influer sur le devenir des grands projets miniers. Madagascar est aujourd?hui à la croisée des chemins. ?Des décisions doivent être prises pour pallier ce problème?, a confié Rajaonson Hugues, secrétaire général du ministère de l?énergie et des mines. Cette réunion s?inscrit dans un impératif dicté par l?imminence des échéances des grands projets. D?une manière générale, tous les grands projets miniers sont à un stade déjà avancé.
?L?extraction d?ilménite, de Qit-fer Madagascar Mineral (QMM), commencera sa production en 2008?, a fait remarquer Donat Olivier Andriamparany, ministre de l?énergie et des mines.
La construction du port vient de débuter et sera terminée en 2008, date de livraison de la première cargaison d?ilménite vers l?Afrique du Sud. De son côté, l?extraction du nickel et du cobalt d?Ambatovy se trouve dans une nouvelle phase de développement.
Le forage pour étendre le port de Toamasina est déjà prévu dans un calendrier proche. Le problème de l?énergie est d?autant plus délicat, dans la mesure où c?est l?industrialisation même du pays qui est menacée. ?Le projet de la QMM à Tolagnaro nécessite environ 600 mégawatts d?énergie?, a remarqué le secrétaire général du ministère de l?énergie et des mines.
Toujours dans le domaine de l?ilménite, le projet de Kumba Madagascar Ressources, sur l?extraction d?ilménite à Toliara, est en phase d?étude de faisabilité. Ce projet devra concrétiser la coopération avec l?Afrique du Sud, où se trouve le siège social de l?entreprise.
<B>Une insuffisance énergétique</B>
Le projet de Majescor et De Beers sur le diamant est actuellement en phase de recherche. Plusieurs grands projets sont également en préparation. Les cas de l?exploitation du charbon de Sakoa, l?extraction du fer à Soalala, ainsi que celle du bauxite à Manantenina, en sont les plus importants.
Ces projets nécessitent une grande quantité d?énergie que Madagascar n?est pas encore en mesure de produire. Une politique sur l?énergie est la solution à cette défaillance.
L?état devrait mettre en place une stratégie qui résoudrait les problèmes d?approvisionnement actuel, tout en prévoyant le développement du secteur pour les années à venir. L?enjeu est de taille, si l?on considère que les investissements mobilisés dans la mise en oeuvre de ces projets se chiffrent en millions de dollars américains.
De plus, le pays reste toujours bénéficiaire dans un projet minier. Outre la création d?emplois due à ces grands investissements, l?état perçoit également les frais d?administration minière, et la redevance minière. Durant la production, les autorités décentralisées perçoivent leur part avec les ristournes.
<B>Doda ANDRIANANTENAINA</B> <I>L?express de Madagascar</I>
<B>À la découverte des vins malgaches</B>
Sans être des grands crus, les produits vinicoles de Maromby sont appréciés par leurs connaisseurs. Encore faut-il connaître l?endroit où ils sont fabriqués pour en déguster.
La mise en bouteille du vin s?effectue l?une après l?autre en semiautomatique. Maromby est une localité située à cinq kilomètres à l?ouest de la ville de Fianarantsoa. Aujourd?hui, ce nom commence à être associé à un produit: le vin.
La visite des vignobles de Maromby figure parmi les recommandations des guides touristiques sur Madagascar. En général, les touristes passant dans la capitale du Betsileo y font un détour avant de quitter la ville. Le domaine de Njatotsiory est la plus proche.
Même les profanes en matière vinicole se laissent tentés par les apéritifs à l?ananas, à l?orange ou le vin blanc moelleux qui y sont fabriqués selon des moyens artisanaux. Le domaine de Njatotsiory ne ressemble pas forcément à l?idée qu?on se fait sur un producteur de vin.
Du vin et des apéritifs</B>
Après en avoir goutté chez un restaurant de la ville, les visiteurs sont souvent surpris de la découverte gustative.
Seul un petit panneau planté au bord de la route indique l?accès au domaine. L?endroit est clôturé par un simple palissade en bois, aucune enseigne, ni d?indication annonçant que l?on s?y trouve bel et bien. Les plantations de vigne entourant la propriété constituent les seules indices.
Bizarrement, mêmes les propriétaires, debout devant leur porte, hésitent à accueillir leurs clients. ?On dirait qu?ils ont peur?, marmonnent les visiteurs. D?ailleurs, ces derniers commencent à se demander si, finalement, ils ne se sont pas trompés d?endroit.
?Est-ce que vous vendez du vin??. ?Oui!?, répondent des enfants qui jouent dans la cour.
Plus tard et après quelques explications, les raisons de ce comportement s?expliquent. Le domaine de Njatotsiory n?est pas le plus connu parmi les vignobles de Maromby. Souvent, des acheteurs y viennent pour demander la route pour aller dans un autre domaine. Une dame s?occupe de l?accueil des clients. Chaussée d?une paire de sandales, elle fait signe aux visiteurs de la suivre vers une petite maison située un peu à l?écart.
L?habitation est complètement close. À l?intérieur, une forte odeur de vin flotte dans l?air, indiquant que c?est le lieu servant de boutique.
Quelques bouteilles cachetées sont exposées dans une vitrine. Du vin rouge en vrac est stocké dans un fût en plastique. Très vite, la femme déploie son argument le plus convaincant : la dégustation. Pour cela, les enfants qui jouaient dans la cour ont amené des verres à pied.
Les apéritifs font partie des spécialités du domaine Njatotsiory. Il en possède toute une gamme, à commencer par ceux à l?ananas, à l?orange et au coco.
L?eau-de-vie est proposé aux amateurs d?alcool forte. ?Le vin blanc moelleux est le plus apprécié par les touristes?, explique notre vendeuse.
Une bouteille cachetée de 75 cl d?apéritif coûte 4 600 ariary. Le vin blanc se vend moins cher, à savoir 3 600 ariary. Pour 7 000 ariary, le visiteur part avec une bouteille d?eau-de-vie. En tous le cas, il faut les boire avec modération.
<B>Mahefa RAKOTOMALALA</B> L?express de Madagascar</I>
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