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International
ETATS-UNIS. PepsiCo annonce la nomination d?Indra Nooyi, jusqu?ici responsable des Finances, au poste de directrice générale à compter du 1er octobre, en remplacement de Steve Reinemund qui a quitté ses fonctions après 22 ans de maison dont cinq en tant que PDG. Nooyi, 50 ans, est entrée chez Pepsi en 1994 et était directrice financière du n° 2 des sodas depuis 2001.
Avec sa promotion, PepsiCo deviendra le deuxième plus important groupe américain dirigé par une femme après Archer Daniels Midland, la multinationale de l?agrochimie dont Patricia Woertz a pris les commandes en avril.
Nooyi, appelée à devenir le cinquième patron de Pepsi en 41 ans d?histoire, a dirigé depuis dix ans la stratégie internationale du groupe et a été, sous la houlette de Reinemund, l?architecte de la restructuration qui a vu la scission des restaurants au sein de Yum Brands et celle de l?embouteilleur Pepsi Bottling Group, l?acquisition de Tropicana et la fusion avec Quaker Oats.
Reinemund, âgé de 58 ans et en poste depuis mai 2001, aidera à la transition pendant quelques mois puis quittera Pepsi au mois de mai pour passer plus de temps avec sa famille.
Sous sa direction, PepsiCo a réalisé de nombreuses acquisitions dont la plus importante est le rachat de Quaker Oats pour 13 milliards de dollars. Trois mois après son entrée en fonctions, il a apporté au groupe les marques Quaker Oats et Gatorade. L?an dernier, des rumeurs avaient circulé sur une possible OPA sur le groupe français Danone. De 2001 à 2005, le résultat par action du groupe a augmenté de 80 %, son dividende a doublé et la capitalisation boursière a dépassé les 100 milliards de dollars. Depuis le 30 avril 2001, l?action s?est appréciée de 44 % à comparer à un recul de 5 % pour le grand concurrent Coca-Cola. La hausse du cours de Bourse atteint 80 % par rapport au plus bas de l?ère Reinemund, 35,60 dollars en septembre 2002.
PARIS. Les plus-values fiscales seront plus proches de trois milliards que d?un milliard d?euros cette année en raison de l?accélération de la croissance en France, déclare Jean-François Copé dans un entretien publié hier par le quotidien économique ?Les Echos?. ?Nous serons sans doute plus proches de trois milliards que de un?, estime le ministre délégué au budget et à la réforme de l?Etat. ?Mais attention cette forte croissance ne doit pas nous détourner de nos objectifs. Car, et c?est bien là l?essentiel, ce résultat est le fruit du travail des Français et il ne faut pas le dilapider. Il faut poursuivre le redressement des finances publiques, qui reste une priorité?, souligne-t-il.
La croissance française s?est fortement accélérée au deuxième trimestre, à un rythme de 1,1 % à 1,2 % selon les chiffres provisoires de l?Insee publiés vendredi. Bercy table sur une croissance proche du haut de sa fourchette officielle de 2 % à 2,5 % sur l?année.
De son côté, le ministre de l?Economie, Thierry Breton, estime dans un entretien au quotidien ?La Tribune? que l?économie française devrait être en mesure de dépasser la prévision de l?Insee de 200 000 créations d?emplois cette année.
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