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Fasuba, la chasse a été bonne !
La finale de la distance reine vient de se terminer. Uchenna Emedolu, lui, s’écroule… Une grosse déception s’empare du Nigérian. Il est là, allongé dans les vestiaires, le regard perdu. A l’autre bout du stade, Olusoji Fasuba est en transe, pendant que Sherwin Vries marche le long de la ligne droite pour regagner les vestiaires, la tête basse !
C’était une finale du 100 mètres bercée par une insoutenable pression, d’où deux faux départs, et, surtout, la disqualification d’un des favoris au podium, le Sud-Africain Sherwin Vries, qui, en une fraction de seconde, a été catapulté du statut d’acteur à celui de spectateur. “J’ai fait un faux départ, et voilà…”, soupire Sherwin Vries, qui arrive, difficilement, à cacher sa déception.
Seul Olusoji Fasuba, le nouveau prodige du sprint mondial, semblait insensible à toute pression. En effet, avant cette finale, à chaque tour du 100 mètres, Olusoji Fasuba était comme un gosse qui s’amusait à faire ce qu’il aime. Et cette victoire, avec un petit chrono, certes, de 10.37, – la machine a certainement été freinée dans son accélération par le vent (-1,9 m/s) – a fait exploser de joie le Nigérian. “Je suis très heureux d’avoir conservé mon titre de Champion d’Afrique sur la distance reine”, lâche d’emblée Olusoji Fasuba.
Un retour de blessure réussi</B>
“C’était peut-être une course plus lente qu’au Congo, mais elle était de loin plus relevée avec des adversaires vraiment très costauds, à l’exemple d’Uchenna Emedolu, Eric Nkansah ou encore Sherwin Vries. De plus, ça me fait un plaisir immense quand je pense que j’ai dû couper mon entraînement pendant une semaine et demie à cause d’une petite blessure. Ça me fait vraiment très plaisir de décrocher ce titre après cette petite période de doute”, ajoute-t-il.
Alors que le jeune prodige est en pleine euphorie, alors que le Nigeria vient de réaliser le doublé, à quelques mètres de là, un autre Nigérian, Uchenna Emedolu, n’arrive à pas se faire à l’idée que le titre de Champion d’Afrique vient de lui échapper. Il ne parle pas, murmure qu’il le fera plus tard… Il a du mal à se remettre de ses émotions. Comme on le comprend, lui qui tenait tellement à ce titre… Encore une fois, on reste béat devant l’importance d’un titre africain, devant ces athlètes qui ont déjà connu des moments exceptionnels sur le plan mondial, à l’image d’Uchenna Emedolu, médaillé de bronze avec le relais 4x100 mètres aux Jeux olympiques d’Athènes.
En effet, ces Championnats d’Afrique sont à l’origine de l’intense joie d’Olusoji Fasuba et de l’immense déception d’Uchenna Emedolu.
Et puis, il y a le bronzé du 100 mètres, le Ghanéen Erick Nkansah, qui savoure cette belle médaille. “Je suis extrêmement heureux de décrocher cette médaille de bronze, et, par la même occasion, de me qualifier pour la Coupe du monde au relais 4x100 mètres. C’est vrai que quelque part, je pensais pouvoir faire mieux, mais, après la disqualification de Sherwin Vries pour faux départ, j’ai peut-être été un peu trop prudent, lors du départ, car je ne voulais pas subir le même sort”, confie Eric Nkansah.
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