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Inquiétudes sur le « Labour Act »

6 août 2006, 00:00

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«On se croirait en 1864 à l?époque des coolies ! » Ces mots d?Ashok Subron, leader du mouvement Resistanz ek Alternativ illustrent ses émotions par rapport aux changements préconisés par le Labour Act. « Si la population était au courant des mesures que le gouvernement propose, il y aurait une grève générale dans le pays ! »

Si du côté du gouvernement on parle de « modifications en phase avec le nouvel environnement économique », les syndicalistes et d?autres acteurs militant pour le droit des travailleurs y voient une tentative de léser les travailleurs de leurs droits. Ils réagissent face à la mise en place d?un comité ministériel pour considérer les changements dans la loi du travail, comme préconisé par le dernier exercice budgétaire.

Deepak Benydin, le président de la Fédération syndicale des corps constitués, déclare, quant à lui, que « nos droits acquis sont menacés. Il n?y aura aucune amélioration du coût de la vie et nous ne croyons pas à la sincérité de ce gouvernement. On n?a qu?à voir comment ils ont traité le dossier de la DWC. Le gouvernement n?est plus en train de gouverner, mais fait des affaires. Il ne s?occupe plus des Mauriciens, mais favorise des capitalistes obsédés par le profit ».

« L?emploi deviendra précaire »

« Le gouvernement a persisté sans nous consulter. L?emploi deviendra précaire si l?État va de l?avant avec ces changements. Ils parlent d?une flexibilité de l?emploi, mais en fait personne n?aura plus de sécurité dans le travail », s?insurge Toolsiraj Benydin, président de la Fédération des syndicats du service civil. « Cette démarche s?inscrit dans la logique ultra-libérale prônée par les pressions étrangères, axées sur le profit. Mais le gouvernement refuse de comprendre que sans les travailleurs, il n?y aura pas de profit. »

Même son de cloche pour Ram Seegobin, membre du mouvement politique Lalit. « En donnant plus de pouvoirs au patronat en réduisant la période de préavis, le gouvernement s?attaque directement à la sécurité de l?emploi. On vise à établir des emplois sur une base saisonnière. La population n?est malheureusement pas assez consciente. » Il continue en expliquant que tout le monde parle de la hausse des prix, mais c?est un remous éphémère.

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