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?Ce budget appelle le citoyen à se battre?
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?Ce budget appelle le citoyen à se battre?
Notre économie est sous assistance respiratoire. Et le budget présenté par Rama Sithanen ?appelle au réveil du citoyen? et l?incite à ?se battre pour le futur?. Propos du ministre du Transport et des Infrastructures publiques, Rashid Beebeejaun, lors des débats budgétaires.
Dressant un tableau sombre de l?économie du pays, le ministre Beebeejaun a affirmé que la population doit être disciplinée et volontaire et qu?elle doit se retrousser les manches et travailler pour un meilleur avenir. ?Sans cela nous allons perdre le jeu.? L?opposition doit aussi jouer son rôle avec responsabilité. Un appel est d?ailleurs lancé dans ce sens. ?Ne croyez pas que vous avez le monopole des problèmes sociaux. Si nous n?étions pas soucieux, nous ne serions pas ici?, déclare Rashid Beebeejaun sous l?approbation des députés de la majorité, ?venez-nous joindre et faites la population comprendre?. La remarque déride les deux côtés de la Chambre.
Le gaspillage des fonds publics est, dit-il, un mal qui doit être combattu. Et ce gouvernement ?montrera l?exemple?. Ouvrir les frontières aux étrangers est également une nécessité. ?Ce pays n?a malheureusement pas assez de capacités. Nous devrions leur souhaiter la bienvenue. Si les étrangers et des investisseurs viennent, nos enfants qui sont à l?étranger retourneront également à la maison.?
Abordant le transport gratuit, Rashid Beebeejaun soutient qu?aucun système n?est idéal. Il assure toutefois que des mesures palliatives sont préparées. La congestion routière est un autre problème auquel s?attaque ce régime. Outre la route reliant Terre-Rouge et Verdun, le gouvernement prendra bientôt une décision sur le métro léger. La Banque mondiale, consultant, devrait proposer du concret d?ici la fin de l?année.
Quant à la Development Works Corporation, il n?y avait d?autre option que de la fermer. ?Manifestement, nous ne pourrons réemployer les travailleurs sous contrat, mais ils auront des supports de la part du gouvernement.? Cela, à travers des aides à la formation et à la création d?une petite entreprise.
La privatisation du Vehicle Examination Centre est aussi une nécessité pour faire face à la multiplication des véhicules sur nos routes, explique-t-il. De 190 000 véhicules sur nos routes en 1995, le chiffre a évolué à 330 800 cette année.
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